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Ils viennent de Tahiti, profiter des paysages paradisiaques de Rangiroa. Le festival Makeva a attiré plus de touristes locaux que d’habitude. De bon augure pour les prestataires touristiques. « Si on peut faire plus d’activités, de festivals pendant la basse saison, ça amène plus de monde. Au moins les locaux déjà. Il y a beaucoup plus de locaux cette semaine par rapport à d’habitude », Victor Tauatiti, excursionniste. « On est venus pour voir le concert de Manahune du festival Makeva. (…) Tous les matins, on va donner à manger aux poissons, on va à la plage, on va à vélo, on mange du poisson tous les jours, trop bien », remarque Temata Marmouyet, touriste.
À l’origine du projet : Michel Toromona. Président du comité du tourisme de l’atoll, il souhaitait offrir un nouvel événement populaire aux habitants et attirer des visiteurs en cette saison habituellement creuse. Hôtels et pensions affichent presque complet.
« Normalement à cette période tout est vide. A Rangiroa, c’est vraiment la saison creuse. Et on voit aujourd’hui, les hébergements sont relativement pleins, il n’y a plus une seule voiture disponibles sur l’atoll, plus de scooters. Les stands tous les soirs étaient dévalisés, les avions étaient pleins donc c’est tout bonus », s’extasie Michel Toromona, organisateur et président du comité du tourisme. « On a fait un bon chiffre d’affaires. Nous avons bien cartonné aussi pendant ce festival », lance Heikaupe Leou-Poevai, restauratrice.
Parmi les nouveautés de cette première édition : un swim run inédit. Peut-être une future étape dans le calendrier fédéral… La soixantaine de participants a beaucoup apprécié le cadre. Une belle réussite pour l’organisateur, revenu s’installer sur son île il y a peu. Ce projet lui tenait particulièrement à cœur.
« L’idée c’est de faire venir le monde entier dans ce cadre-là… Et juste un petit retour de Cédric Wane, c’est la petite touche de notre swim and run : nos ravitaillements. On a vraiment mis en avant tout ce qui est consommation locale – eau de coco, coco sec – et c’est ce qui a fait le charme de ce swim and run », constate Heimanu Estall, organisateur du swim and run Makeva.
Un pari gagné pour les organisateurs. Entre sport, culture et artisanat, le Makeva Festival signe une première édition réussie, et pourrait devenir un rendez-vous annuel incontournable à Rangiroa.
Rangiroa : Le Festival Makeva, un Mirage Tropical au Service des Touristes
Le festival Makeva attire un flot de touristes locaux à Rangiroa, mais derrière cette apparente réussite se cache une réalité bien plus complexe.
Alors que les plages de Rangiroa se remplissent de visiteurs venus de Tahiti pour profiter des paysages paradisiaques, le festival Makeva se présente comme un événement salvateur pour l’économie locale. Mais à quel prix ? Les discours des organisateurs, tels que Michel Toromona, président du comité du tourisme, semblent plus proches d’une campagne de marketing que d’une véritable analyse des besoins locaux.
Ce qui se passe réellement
Les touristes affluent, et les hôtels affichent complet. Victor Tauatiti, excursionniste, se réjouit : « Si on peut faire plus d’activités, de festivals pendant la basse saison, ça amène plus de monde. Au moins les locaux déjà. » Temata Marmouyet, un touriste, ajoute : « On est venus pour voir le concert de Manahune… on mange du poisson tous les jours, trop bien. »
Michel Toromona, l’organisateur, s’extasie : « Normalement à cette période, tout est vide. Aujourd’hui, les hébergements sont pleins, il n’y a plus une seule voiture disponible sur l’atoll. » Heikaupe Leou-Poevai, restauratrice, confirme : « On a fait un bon chiffre d’affaires. »
Le festival a même introduit un swim run, une première qui pourrait devenir une étape dans le calendrier fédéral. Heimanu Estall, l’organisateur, souligne l’importance de la consommation locale dans les ravitaillements.
Pourquoi cela dérange
Malgré cette euphorie, une question demeure : pourquoi un événement censé revitaliser une saison creuse semble-t-il si déconnecté des besoins réels des habitants ? Les locaux se réjouissent d’une affluence soudaine, mais cela ne masque-t-il pas une dépendance accrue à un tourisme saisonnier ?
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences de ce festival vont au-delà de l’économie locale. Si les hôtels et restaurants profitent de cette manne, qu’en est-il des habitants qui doivent composer avec une augmentation soudaine du trafic et des prix ? La promesse d’un développement durable semble s’évanouir face à l’attrait du profit immédiat.
Lecture satirique
Les discours politiques autour de l’événement, qui promettent un avenir radieux pour Rangiroa, rappellent étrangement les promesses des dirigeants autoritaires qui vantent les mérites de leurs politiques tout en laissant leurs citoyens dans l’ombre. La réalité est que le festival, bien qu’attrayant, ne fait que masquer les véritables enjeux économiques et sociaux de l’atoll.
Effet miroir international
Ce phénomène n’est pas isolé. À l’échelle mondiale, des événements similaires se produisent dans des pays comme les États-Unis ou la Russie, où les gouvernements utilisent le spectacle pour détourner l’attention des problèmes internes. À Rangiroa, le festival Makeva pourrait bien devenir un exemple de cette stratégie de diversion.
À quoi s’attendre
Si cette première édition est un succès, qu’en sera-t-il des suivantes ? Les habitants de Rangiroa devront-ils s’habituer à vivre dans l’ombre d’un événement qui, bien qu’attrayant, ne fait que souligner les failles d’un modèle économique fragile ?
Sources
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