Présidentielle : les adhérents LR choisissent officiellement Bruno Retailleau comme candidat

Par Le Nouvel Obs avec AFP


Bruno Retailleau, le 3 avril 2026 à Villeneuve-Saint-Georges.

Bruno Retailleau, le 3 avril 2026 à Villeneuve-Saint-Georges. BASTIEN OHIER / HANS LUCAS VIA AFP

Les adhérents des Républicains ont désigné Bruno Retailleau comme leur candidat à la présidentielle de 2027, recueillant 73,8 % des voix lors d’une consultation, écartant ainsi l’organisation d’une primaire interne en juin, a annoncé LR dans un communiqué ce dimanche 19 avril.

La proposition d’une primaire fermée, réservée exclusivement aux candidats LR, n’a obtenu que 12,2 %, tandis que celle qui prévoyait de l’ouvrir aux sympathisants a fait à peine mieux avec 14 %. La participation a atteint 60,01 %, soit près de 46 000 votants sur environ 76 000 adhérents appelés aux urnes.

Cette victoire confère une légitimité à Bruno Retailleau, qui avait annoncé sa candidature en février. Toutefois, l’idée d’une primaire ouverte à l’automne pour désigner un candidat unique pour la droite et le centre reste sur la table.

Ce résultat était prévisible, aucun rival ne s’étant manifesté pour contester la candidature de l’ancien ministre de l’Intérieur, qui avait pris la présidence du parti il y a un an avec le soutien de 75 % des adhérents. À l’époque, le nombre d’adhérents avait dépassé 120 000, mais ils n’étaient que 76 000 cette fois.

« Je leur promets désormais d’aller jusqu’au bout pour faire gagner nos idées », a déclaré Retailleau sur X, se présentant comme un candidat de « rassemblement » et promettant de devenir « le président du relèvement de la France dans un an ». Un dirigeant du parti a affirmé que « le débat est tranché au sein de LR », se félicitant que leur parti soit le seul à droite à avoir consulté ses membres sur la présidentielle.

Convaincu qu’il rattrapera Édouard Philippe

Malgré des sondages le plaçant derrière l’ancien Premier ministre Édouard Philippe, Retailleau reste confiant : « nos courbes se croiseront à l’automne », convaincu que les Français ne souhaitent pas reconduire « un macroniste » à l’Élysée. Il souligne son expérience en tant que « ministre de cohabitation » dans les gouvernements de Michel Barnier et François Bayrou.

Âgé de 65 ans, Retailleau se dit également persuadé d’être le mieux placé pour battre Jordan Bardella au second tour, si Marine Le Pen est écartée par la justice en juillet. Son entourage confirme son intention de récupérer les électeurs partis au Rassemblement National.

Cependant, cette ambition suscite des moqueries au sein de l’Union des droites pour la République (UDR), le parti d’Éric Ciotti, qui a critiqué la mobilisation des derniers adhérents LR.

Des soutiens discrets

La nomination de Retailleau ne met pas fin aux rivalités internes. Laurent Wauquiez, qui prône une primaire ouverte, a voté blanc et dénoncé « un jeu de dupes ». D’autres figures du parti, comme David Lisnard, ont quitté LR pour se lancer seuls dans la course à l’Élysée, tandis que Jean-François Copé évoque la menace d’un « schisme ».

Michel Barnier, ancien Premier ministre, prône un conclave pour désigner un candidat unique, et a exprimé sa capacité à être président.

Retailleau, quant à lui, est encouragé par son entourage à « accélérer » et à constituer son équipe de campagne rapidement, tout en continuant à présenter son programme dans les semaines à venir.

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