Justice : Un tribunal reconnaît un « préjudice animalier » à Saint-Étienne
C’est une première à Saint-Étienne, dans la Loire. Le tribunal de police a reconnu un « préjudice animalier » pour deux victimes de maltraitance : un chat et un lapin abandonnés sans nourriture et sans soins par leur propriétaire dans la plaine du Forez.
Contexte factuel
Les animaux, une chatte nommée Athena, âgée d’un an, et une lapine naine nommée Maddie, ont été retrouvés après avoir passé plus d’un mois dans un appartement insalubre, sans nourriture, sans eau et sans soins. La SPA de Lyon et du Sud-Est a pris en charge les deux animaux, qui étaient en très mauvaise santé. La propriétaire a été condamnée à verser une amende de 300 euros pour privation de nourriture et 150 euros pour le fait que le chat n’était pas pucé. Le tribunal a également évalué le préjudice animalier à 400 euros par animal, totalisant 1 250 euros à verser par la propriétaire.
Données ou statistiques
Cette décision est très rare. Selon Orianne Simonet, directrice administrative et juridique de la SPA de Lyon et du Sud-Est, des décisions similaires avaient été rendues en 2024 à Béziers et en 2025 à Lille. Dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, c’est la première fois qu’un tel préjudice est reconnu.
Conséquence directe
Cette reconnaissance pourrait servir de précédent pour d’autres affaires de maltraitance animale, permettant de faire valoir le préjudice animalier dans des cas similaires. Depuis leur abandon, Athena et Maddie ont été adoptées.
Source : Le Progrès.




