Qui est responsable de la pollution de la rivière de L'Œuf en 2024 à Pithiviers : la justice cherche des réponses

Qui est responsable de la pollution de la rivière de L’Œuf en 2024 à Pithiviers : la justice cherche des réponses

En novembre 2024, la rivière de L’Œuf à Pithiviers a été gravement polluée par des hydrocarbures sur une longueur de 10 km. Ce jeudi, un procès s’est tenu au tribunal correctionnel d’Orléans, où des amendes significatives ont été requises contre deux entreprises impliquées, qui nient toute responsabilité. Le jugement est attendu pour le 2 juillet.

L’incident a été caractérisé par une odeur nauséabonde et une couleur trouble visible à l’œil nu, persistant durant deux semaines. Une enquête judiciaire de 700 pages a été menée pour établir les faits. Sur le banc des prévenus figurent le transporteur routier Jacky Perrenot, avec un chiffre d’affaires annuel de 15 millions d’euros et 60 salariés, et Monster Clean, une station de lavage pour poids lourds située à Dadonville. Les deux sont accusés de « rejet (ou complicité) de rejet de substance nuisible au poisson ».

Les agents de l’Office français de la biodiversité (OFB) ont mis en lumière le comportement suspect des responsables de Monster Clean, qui ont initialement affirmé ne réaliser que des lavages classiques, omettant de mentionner le nettoyage de cuves. Selon l’OFB, l’hypothèse la plus probable est qu’un « système de débourbeur-déshuileur » a été saturé, entraînant un débordement vers le cours d’eau.

Le procureur Matthieu Crombet a qualifié les actes des dirigeants de dumping environnemental, affirmant que les conséquences pour la biodiversité étaient irréversibles. Des amendes de 80 000 euros ont été requises pour Monster Clean, et 50 000 euros pour Jacky Perrenot, en plus de peines de prison avec sursis pour les dirigeants. En outre, environ 75 000 euros de dommages et intérêts sont réclamés par les parties civiles, incluant le Département du Loiret et diverses fédérations de pêche.

En réponse, la défense a contesté la solidité des preuves, arguant qu’il n’y avait pas eu de pompage lors de l’incident, ce qui rendait impossible d’identifier le polluant exact. Les avocats ont plaidé pour la relaxe, soulignant qu’aucune preuve concluante n’étaye la responsabilité des prévenus.

Source : ici.fr

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