Une enquête ouverte après des photomontages dégradants visant des lycéennes en Guadeloupe

Une quarantaine de lycéennes des Abymes, en Guadeloupe, ont signalé avoir été victimes de photomontages dégradants. Une enquête a été ouverte et 15 plaintes ont été déposées, selon le parquet de Pointe-à-Pitre, en date du 12 mai.

Début mai, des élèves des lycées Jardin d’Essai et Baimbridge ont récupéré des photos de jeunes filles publiées sur les réseaux sociaux sans leur consentement. Ces images ont été utilisées pour créer une liste classant les filles selon des catégories telles que « ballon d’or », « je ne la touche pas avec un bâton » ou « inviolable ».

Keurslane, une élève de 17 ans, a témoigné : « Quand j’ai pris mon téléphone au réveil, j’ai vu que des camarades m’avaient envoyé la liste, qui circulait depuis la veille au soir. Il y avait des catégories vraiment dégradantes et ma photo était sur la liste. »

En réponse à ces actes, Keurslane et d’autres lycéennes ont organisé une manifestation devant leurs établissements pour exprimer leur indignation. Elles ont souhaité être entendues et éviter que ce type de comportement soit minimisé, comme cela a pu être le cas dans le passé.

Cette mobilisation a suscité la fierté de leurs enseignants, notamment Audrey Robinel, professeur d’informatique au lycée Jardin d’Essai. Il a déclaré : « Je suis content parce qu’elles ont retenu une leçon : quand il y a une injustice, on se lève et on la dénonce. »

Depuis, plusieurs garçons impliqués dans la création de la liste ont été temporairement exclus de leur établissement en attendant les résultats de l’enquête judiciaire. Cette enquête est la première du genre depuis l’entrée en vigueur, en 2024, d’une nouvelle loi qui punit l’usage de « deepfake ».

Source : France Inter

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