Si le bateau ne vient plus, que met-on dans l’assiette ?
Jeudi 7 mai, l’Université des Antilles a accueilli la deuxième conférence du cycle « Si bato pa rivé, ka nou ka fè ? ». Cet événement a mis en lumière la question cruciale de la souveraineté alimentaire, en s’interrogeant sur les dynamiques de production, d’achat et de décision au sein de la chaîne alimentaire.
La conférence a rassemblé des acteurs du secteur agricole, des décideurs politiques et des chercheurs, qui ont discuté des enjeux liés à l’autosuffisance alimentaire dans les Caraïbes. La nécessité de repenser les systèmes de production locaux a été soulignée, notamment face aux défis posés par la dépendance aux importations.
Des statistiques récentes révèlent que près de 80 % des aliments consommés dans les Antilles sont importés, ce qui rend la région particulièrement vulnérable aux fluctuations du marché international et aux crises logistiques. La question de qui produit, qui achète et qui décide devient donc essentielle pour garantir un approvisionnement alimentaire stable et durable.
Les intervenants ont également abordé les conséquences directes de cette dépendance, notamment en termes de sécurité alimentaire et de santé publique. Les discussions ont mis en avant l’importance d’encourager la production locale et de soutenir les agriculteurs afin de réduire la vulnérabilité de la région.
Cet événement a permis de poser des bases pour une réflexion collective sur les alternatives possibles et les actions à entreprendre pour renforcer la souveraineté alimentaire dans les Antilles.
Source : France-Antilles.



