
La NASA s’engage avec Blue Origin dans la course vers la Lune
La compétition pour le retour des astronautes américains sur la Lune ne se limite pas à une rivalité entre les États-Unis et la Chine, mais s’intensifie également entre deux géants privés : SpaceX et Blue Origin. Alors que SpaceX, avec son vaisseau Starship HLS, semblait en tête, Blue Origin, la société fondée par Jeff Bezos, marque des avancées significatives. L’installation récente d’un prototype de la cabine d’équipage Blue Moon Mark 2 au Centre spatial Johnson de la NASA soulève une question cruciale : le premier atterrisseur du programme Artemis pourrait-il ne pas provenir de SpaceX ?
Un prototype grandeur nature à Houston
La NASA a pour objectif de relancer l’exploration lunaire avec le programme Artemis, misant sur deux technologies : le Starship HLS de SpaceX et le Blue Moon Mark 2 de Blue Origin. Initialement, ces deux vaisseaux devaient être testés en orbite lors de la mission Artemis 3, prévue pour fin 2027, avant un véritable atterrissage habité en 2028.
Récemment, un prototype grandeur nature de la cabine MK2 a été installé à Houston. Ce modèle servira à des simulations de mission, à des tests de sorties en scaphandre, et à la validation des communications avec le centre de contrôle. Le choix de la NASA de commencer cet entraînement avec le prototype de Blue Origin, plutôt qu’avec celui de SpaceX, témoigne de la confiance accordée à cette entreprise.
Les avancées de Blue Origin
Blue Origin a fait des progrès notables avec son atterrisseur cargo Endurance (Blue Moon Mark 1), qui a récemment réussi des tests thermiques sous vide et se prépare pour une mission de démonstration. Cette méthode d’approche méthodique permet à Blue Origin de recueillir des données essentielles avant de tenter des missions habitées. Cependant, la fusée New Glenn, chargée de lancer ces atterrisseurs, est actuellement à l’arrêt en raison de problèmes avec la FAA, qui doit approuver ses vols.
Le silence de SpaceX
En revanche, SpaceX fait face à des défis majeurs. Le développement du Starship HLS est entouré d’un manque de transparence. Bien que l’entreprise ait annoncé avoir franchi 49 « étapes clés » en octobre 2025, les détails restent flous. La réussite du HLS dépend de la mise en service du Starship V3, dont le vol inaugural est prévu pour le 15 mai. De plus, SpaceX doit maîtriser des technologies complexes comme l’amarrage et le ravitaillement en vol, des enjeux cruciaux pour la mission.
La situation actuelle laisse présager une compétition serrée entre SpaceX et Blue Origin, avec des implications majeures pour le retour de l’humanité sur la Lune.
Source : NASA




