Penser le cyber. Cyberguerre

Penser le cyber : Cyberguerre et conflictualité numérique

Depuis plus de cinq ans, la réflexion sur l’articulation entre le « cyber » et la conflictualité contemporaine s’est intensifiée. La notion de « conflictualité numérique », bien que déformée par rapport au terme « cyber conflict » couramment utilisé dans la recherche académique, a permis de se distancier de la terminologie de « cyberguerre ».

Contexte factuel

Le terme « cyberguerre » est moins utilisé par les chercheurs et praticiens, même dans les pays anglophones, où l’on préfère « cyber warfare » pour analyser les modes opératoires et les logiques stratégiques. En France, l’expression « lutte informatique » est employée pour désigner les activités militaires liées au cyberespace. Ce décalage s’explique par une réticence académique à associer le mot « guerre » à des actions dans le cyberespace, ainsi qu’un débat antérieur visant à contester cette association.

Données ou statistiques

L’accès aux capacités offensives dans le cyberespace se développe par divers mécanismes, allant de l’émulation tactique à la marchandisation, ce qui permet à un nombre croissant d’acteurs, étatiques ou non, de s’approprier les infrastructures numériques. Les effets des cyberopérations se font ressentir à des échelles imbriquées et variées, allant de la perte de connectivité à des perturbations systémiques. La multiplication des crises internationales et des conflits armés, notamment en Ukraine et au Proche-Orient, intensifie l’activité cybernétique, impliquant divers acteurs comme des hacktivistes et des groupes criminels.

Conséquence directe

Cette intensification des opérations cyber a des impacts concrets sur la société civile, affectant particulièrement les communautés marginalisées. L’intégration croissante de la dimension cyber par les forces armées et les services de renseignement souligne l’importance stratégique du cyberespace dans les conflits contemporains.

Source : Areion24.news

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