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Patrick Ollier a été largement réélu ce lundi à la présidence de la Métropole du Grand Paris (MGP), confirmant son ancrage à la tête de cette intercommunalité depuis sa création en 2016. À 81 ans, le maire de Rueil-Malmaison, seul candidat à sa succession, entame ainsi un troisième mandat. Il a recueilli 94 % des voix des 205 conseillers métropolitains.
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Seul candidat en lice, l’élu Les Républicains a salué une « victoire de la gouvernance partagée. » « Je suis très fier qu’avec vous tous, nous ayons pendant 10 ans consacré les deux tiers de notre budget à œuvrer pour des projets issus de villes qui en avaient besoin, et qui étaient plus à l’est et au nord de Paris« , a plaidé le président de la MGP, revendiquant une décennie de coopération entre les 130 communes qui composent la métropole et ses 7,2 millions d’habitants.
🔵𝗦𝗲́𝗮𝗻𝗰𝗲 𝗱’𝗶𝗻𝘀𝘁𝗮𝗹𝗹𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝘂 𝗻𝗼𝘂𝘃𝗲𝗮𝘂 𝗖𝗼𝗻𝘀𝗲𝗶𝗹 𝗺𝗲́𝘁𝗿𝗼𝗽𝗼𝗹𝗶𝘁𝗮𝗶𝗻 | @patrick_ollier est réélu Président de la Métropole du Grand Paris.#MetropoleduGrandParis pic.twitter.com/9g3jNRwOvc
— Métropole du Grand Paris (@GrandParisMGP) April 13, 2026
Lamia El-Aaraje, première adjointe à la mairie de Paris, a été élue première vice-présidente. Cette nomination illustre la volonté de maintenir un équilibre politique au sein de la MGP.
🔵𝗦𝗲́𝗮𝗻𝗰𝗲 𝗱’𝗶𝗻𝘀𝘁𝗮𝗹𝗹𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝘂 𝗻𝗼𝘂𝘃𝗲𝗮𝘂 𝗖𝗼𝗻𝘀𝗲𝗶𝗹 𝗺𝗲́𝘁𝗿𝗼𝗽𝗼𝗹𝗶𝘁𝗮𝗶𝗻| ➡️Sont désignés Vice-présidents de la Métropole du Grand Paris :
➡️.@lamiaela
➡️.@laurent_sceaux
➡️.@raphaelleprimet
➡️.Mohamed Gnabaly
➡️.Georges Siffredi… pic.twitter.com/oIeSXdz5df— Métropole du Grand Paris (@GrandParisMGP) April 13, 2026
Patrick Ollier s’est également félicité d’un contexte bien plus serein qu’en 2020. Son élection avait été marquée par des tensions internes. Bien qu’éliminé lors d’une primaire face à Vincent Jeanbrun, soutenu par Valérie Pécresse, il avait finalement été élu grâce à des accords politiques et au soutien d’Anne Hidalgo. Cette fois-ci, l’absence de rival et le large soutien dont il a bénéficié marquent une stabilisation de la gouvernance métropolitaine.
Le maire socialiste de Paris, Emmanuel Grégoire a salué une institution « encore méconnue« , mais qui « a su démontrer son utilité« , notamment lors de l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques. Même tonalité pour Patrice Leclerc, maire de Gennevilliers, (PCF) qui a souligné les engagements tenus sur des sujets comme le plan vélo ou la gestion de la Zone à faibles émissions (ZFE), avec des aménagements pour les ménages modestes.
De son côté, Bally Bagayoko, maire insoumis de Saint-Denis, a pointé les limites du bilan : selon lui, la promesse de réduction des inégalités reste « largement inaboutie« , notamment en matière de logement, avec plus de 800 000 demandes de logements sociaux en attente.
Créée en 2016, la Métropole du Grand Paris, dont l’une des missions est de réduire les inégalités territoriales, intervient notamment dans l’aménagement urbain, le logement, le développement économique et la transition écologique. Malgré des critiques récurrentes, notamment de la part de certains responsables régionaux comme la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, l’institution semble progressivement s’imposer comme un acteur clé de la coordination entre les communes franciliennes.
Patrick Ollier : Le roi du Grand Paris, réélu sans rival et sans surprise
À 81 ans, Patrick Ollier entame son troisième mandat à la tête de la Métropole du Grand Paris, un exploit qui soulève plus de questions qu’il n’apporte de réponses.
Ce lundi, la Métropole du Grand Paris (MGP) a vu son président, Patrick Ollier, réélu avec un impressionnant 94 % des voix des 205 conseillers métropolitains. Seul candidat en lice, l’élu Les Républicains a qualifié cette élection de « victoire de la gouvernance partagée. » Une belle formule, n’est-ce pas ? À croire que le partage ne se fait qu’entre amis, dans un cercle restreint où la compétition est aussi inexistante qu’une promesse électorale tenue.
Ce qui se passe réellement
Ollier, qui a pris les rênes de la MGP depuis sa création en 2016, a vanté une « décennie de coopération » entre les 130 communes qui composent la métropole. Mais cette coopération ressemble plus à un monologue qu’à un dialogue, surtout quand on observe les 800 000 demandes de logements sociaux en attente. Ah, la coopération, ce doux mot qui cache une réalité bien plus amère.
La première adjointe à la mairie de Paris, Lamia El-Aaraje, a été élue première vice-présidente, un choix qui semble plus symbolique qu’efficace, illustrant une volonté de maintenir un équilibre politique au sein de la MGP. Mais quel équilibre peut-on espérer quand le président est réélu sans opposition ?
Pourquoi cela dérange
Le bilan d’Ollier est loin d’être parfait. Les promesses de réduction des inégalités sont restées largement inabouties. Les critiques fusent, notamment de la part de Bally Bagayoko, maire insoumis de Saint-Denis, qui dénonce un bilan en décalage avec les réalités vécues par les habitants. Les discours politiques sont souvent déconnectés de la réalité, et cela ne fait qu’accentuer le fossé entre les élus et les citoyens.
Ce que cela implique concrètement
La MGP, créée pour réduire les inégalités territoriales, est devenue un acteur clé de la coordination entre les communes franciliennes. Mais à quel prix ? Les engagements sur des sujets comme le plan vélo ou la gestion de la Zone à faibles émissions (ZFE) sont souvent perçus comme des mesures cosmétiques, sans véritable impact sur le quotidien des habitants.
Lecture satirique
Ollier se félicite d’un contexte bien plus serein qu’en 2020, où son élection avait été marquée par des tensions internes. Mais qui a besoin de rivalité quand on peut s’asseoir confortablement sur un trône sans opposition ? La stabilité, c’est bien, mais à quel prix ?
Effet miroir international
En observant cette situation, on ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec des régimes autoritaires à l’étranger, où les élections se déroulent sans véritable compétition. La démocratie, ici, semble se réduire à une simple formalité, une mise en scène où le résultat est déjà écrit.
À quoi s’attendre
Avec un Ollier réélu et sans rival, on peut s’attendre à une continuité des politiques en place, mais aussi à une aggravation des inégalités. Les promesses de changement risquent de rester lettre morte, et les citoyens continueront de faire entendre leur voix, même si cela ne semble pas les inquiéter.
Sources
Source : france3-regions.franceinfo.fr



