Le maire écologiste de Lyon Grégory Doucet est volontaire pour accueillir à Lyon des sports de glace lors des JO de 2030, a indiqué mercredi 1er avril son cabinet, alors que l’élection d’Éric Ciotti à Nice fait peser une incertitude sur le projet actuel.

Lors d’un entretien avec la présidente LR de la Métropole de Lyon, le maire « a proposé de porter à deux voix la proposition de l’accueil des compétitions olympiques sur glace lors des Jeux olympiques et Paralympiques 2030 », a rapporté son cabinet dans un communiqué. « Ce projet est à ce jour porté par la Région Sud », a commenté l’entourage de la nouvelle présidente de la Métropole, Véronique Sarselli, en référence à la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, co-hôte de ces Jeux avec Auvergne-Rhône-Alpes.

Futur pôle olympique des sports de glace, Nice doit accueillir le patinage artistique, le hockey sur glace, le short-track et le curling, mais aussi un village olympique ou encore un centre des médias. Le projet actuel prévoit notamment de couvrir temporairement le stade de football de l’Allianz Riviera pour le hockey et de construire à côté une patinoire et le village olympique, dans l’ouest de Nice.

Pendant la campagne, l’UDR-RN Éric Ciotti a refusé que l’OGC Nice soit privé de son stade pendant plusieurs mois et de construire un nouveau complexe olympique. Depuis son élection, il s’est toutefois redit « extrêmement attaché » à accueillir les épreuves de glace dans sa ville. De son côté, Lyon, qui n’a pas de rôle à ce stade dans l’organisation des Jeux d’hiver de 2030, organisera en 2028 la Coupe du monde de hockey sur glace.

Lors de la campagne électorale, Grégory Doucet, invité sur BFM Lyon, avait déclaré qu’il s’agissait d’une « bonne façon de s’entraîner, de répéter peut-être dans la perspective des JOP de 2030 ». Interrogé alors sur la possibilité d’une cérémonie d’ouverture de ces Jeux à Lyon il avait répondu : « Pourquoi pas ? Lyon est idéalement placée pour participer à ces JOP ». L’entourage de Grégory Doucet rappelle que la ville possède deux patinoires, et que d’autres structures dans l’agglomération pourraient accueillir ce type d’épreuve.

Lyon, patinoire des ambitions olympiques : Grégory Doucet sur la glace, Éric Ciotti dans le flou

Grégory Doucet, le maire écologiste de Lyon, se propose d’accueillir des sports de glace aux JO de 2030, tandis qu’Éric Ciotti, fraîchement élu à Nice, fait planer le doute sur le projet. Un ballet politique à glacer le sang.

Dans un élan de générosité olympique, Grégory Doucet a annoncé, le 1er avril, sa volonté d’accueillir des compétitions de sports de glace à Lyon pour les JO de 2030. Une annonce qui, à première vue, pourrait sembler louable, mais qui s’inscrit dans un contexte où l’élection d’Éric Ciotti à Nice jette une ombre sur l’avenir de ce projet. Qui aurait cru que la patinoire deviendrait le nouvel arène des luttes politiques ?

Ce qui se passe réellement

Le maire de Lyon a proposé de « porter à deux voix » l’accueil des compétitions olympiques sur glace, comme l’indique son cabinet. Ce projet est actuellement soutenu par la Région Sud, co-hôte des JO avec Auvergne-Rhône-Alpes. Nice, quant à elle, est censée devenir le pôle olympique des sports de glace, accueillant patinage artistique, hockey sur glace, short-track et curling. Mais Éric Ciotti, tout en clamant son attachement à ces épreuves, refuse de priver l’OGC Nice de son stade. Un vrai numéro de jonglerie politique !

Pourquoi cela dérange

La contradiction est flagrante : d’un côté, un maire qui veut accueillir les JO, de l’autre, un élu qui refuse de sacrifier un stade pour des ambitions olympiques. Cela soulève des questions sur la sincérité des intentions. Lyon, qui n’a pas encore de rôle dans l’organisation des JO, se retrouve à jouer les figurants dans un spectacle où Nice tient le premier rôle, mais sans véritable direction.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences de cette danse des ambitions sont multiples. Lyon pourrait se retrouver à organiser des événements sans véritable soutien logistique, tandis que Nice, en proie à des hésitations politiques, pourrait voir son projet olympique s’effondrer. Qui va réellement bénéficier de cette compétition de promesses ?

Lecture satirique

Il est ironique de voir des élus se battre pour des JO alors que les véritables enjeux, comme le bien-être des citoyens, sont souvent relégués au second plan. Doucet évoque une « bonne façon de s’entraîner » pour les JO, mais à quel prix ? La réalité est que les patinoires ne remplacent pas les politiques publiques nécessaires pour améliorer la vie des Lyonnais. Et quand on interroge Doucet sur une cérémonie d’ouverture à Lyon, il répond « Pourquoi pas ? » Comme si cela suffisait à justifier une telle ambition.

Effet miroir international

Cette situation rappelle les dérives autoritaires où les grands événements sportifs sont utilisés comme des outils de propagande. Les JO, censés rassembler, deviennent un champ de bataille politique. On pourrait presque imaginer un Éric Ciotti à la tête d’un comité olympique à la Poutine, où le sport devient un prétexte pour des ambitions politiques.

À quoi s’attendre

À l’avenir, il est probable que Lyon continue à se positionner comme un acteur des JO, mais sans véritable plan concret. Les promesses risquent de se heurter à la réalité des budgets et des infrastructures. La question demeure : qui va réellement tirer profit de ce grand cirque olympique ?

Sources

Source : www.la-croix.com

JO 2030 : le maire de Lyon souhaite accueillir des sports de glace
Visuel — Source : www.la-croix.com
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