
On vient de loin pour le voir : Thierry, le pépiniériste qui fait pousser des palmiers en Beauce
Thierry Aubin, pépiniériste de 57 ans, cultive des palmiers et des plantes exotiques à Bazoches-les-Gallerandes, au cœur de la Beauce. Son commerce, le « Jardin des quatre saisons », est devenu une référence pour les amateurs de végétaux atypiques dans une région principalement dédiée aux cultures céréalières.
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Un virus attrapé à dix ans
Thierry évoque sa passion pour les palmiers, qu’il qualifie de virus contracté dès son enfance : « Je ne sais même pas si j’avais dix ans, j’étais un gamin », confie-t-il. Sa spécialisation dans les plantes exotiques, loin des champs de blé environnants, lui permet de se démarquer. Il précise que son activité ne concurrence pas les agriculteurs locaux, mais enrichit la diversité de l’offre horticole de la région.
Les débuts surprenants du Jardin des quatre saisons
Thierry se remémore les débuts de son entreprise, avec des semis réalisés dans la rue, ce qui a suscité l’étonnement des riverains. Son choix de carrière, loin de l’agriculture classique, s’est imposé naturellement : « Je n’étais pas agriculteur ! Ce n’était pas un métier qui me passionnait ! ».
Pourquoi les palmiers séduisent autant
Pour lui, les palmiers sont des merveilles de la nature : « Elles nécessitent aucun entretien, sont belles toute l’année et ne perdent pas leurs feuilles », souligne-t-il. Cette facilité d’entretien attire de nombreux jardiniers modernes qui recherchent des plantes esthétiques et peu exigeantes.
La patience, clé de la culture des palmiers
Alors que certaines variétés de palmiers peuvent croître de dix centimètres par an, d’autres n’atteignent qu’un centimètre par an. Thierry explique que cette lenteur fait partie du charme de ces arbres, rendant chaque étape de leur croissance gratifiante.
Les particularités des palmiers
Les clients de Thierry posent souvent des questions sur les troncs recouverts de « poils », un phénomène naturel qui sert d’isolant. Il rassure ses clients en précisant que l’entretien se limite à l’enlèvement des feuilles fanées tous les ans ou tous les deux ans.
Anecdotes de clients
Thierry partage des anecdotes sur des clients qui, de retour des Caraïbes, ramènent des plantes inadaptées au climat du Loiret. Il souligne que certaines espèces exotiques gèlent dès que les températures descendent sous 15 degrés, une leçon de réalisme pour ceux qui rêvent de jardins tropicaux.
Un métier vivant
Derrière l’image romantique du pépiniériste se cache un quotidien concret : transport de plantes, vente, conseils, et gestion administrative. Thierry admet que son travail est moins glamour qu’il n’y paraît, mais il trouve de la richesse dans cette diversité.
Un hommage à ceux qui osent cultiver l’exception
Thierry Aubin représente une forme de résistance face à une agriculture traditionnelle. En cultivant des palmiers et des plantes exotiques, il attire des visiteurs de toute la région et prouve que la passion peut transformer un métier en une aventure unique.
Source : Radio France




