
On n’aura jamais de paix, tant qu’on ne construira pas une forme de souveraineté
FAIT PRINCIPAL
Laurent Chatenay, figure montante de la politique en Nouvelle-Calédonie, évoque la nécessité d’une souveraineté économique pour garantir une paix durable dans le pays. Il insiste sur l’importance d’une approche progressive et accompagnée avec l’État français, mais fondée sur une alliance stratégique plutôt que sur des relations de dépendance.
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CONTEXTE FACTUEL
Chatenay a lancé le mouvement « Faire pays » en réponse à un besoin de changement dans la politique locale. Fort de son expérience dans diverses entreprises et institutions, il a commencé à publier des réflexions sur des sujets cruciaux tels que l’économie et la coexistence pacifique. Ce mouvement a rapidement gagné en popularité, incitant plusieurs acteurs à se joindre à lui, notamment des professionnels issus de différents secteurs, sans lien avec les figures politiques traditionnelles.
DONNÉES OU STATISTIQUES
Chatenay souligne que, si la Nouvelle-Calédonie avait perçu une redevance de 5 % sur les tonnes de minerais exportées, son fonds souverain serait aujourd’hui trois fois supérieur à celui de la Norvège par habitant. Il mentionne également que 50 % du déficit de la balance commerciale calédonienne provient des coûts des hydrocarbures, ce qui met en lumière l’importance de développer une souveraineté énergétique.
CONSÉQUENCE DIRECTE
L’absence d’une telle souveraineté pourrait maintenir la Nouvelle-Calédonie dans un état de dépendance économique et financière, limitant ainsi ses capacités à évoluer vers une autonomie véritable et durable.
Source : entretien avec Laurent Chatenay.





