
On a besoin d’un repreneur crédible : Durisotti en redressement judiciaire
Placée en redressement judiciaire, l’entreprise Durisotti, spécialisée dans l’aménagement de véhicules, a connu une première audience devant le tribunal de commerce d’Arras le 6 mai 2026. Une période d’observation de six mois débute pour l’entreprise, alors que les salariés, inquiets pour leur avenir et le paiement des salaires, espèrent une reprise.
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Que s’est-il passé lors de cette première audience ?
La direction de Durisotti a déposé les documents requis pour le redressement judiciaire. L’entreprise est désormais sous la protection du tribunal de commerce. Un administrateur judiciaire sera désigné pour le volet social, tandis qu’un mandataire judiciaire s’occupera des aspects financiers. Les employés, qui n’ont pas été payés en avril, attendent des réponses sur la prise en charge de leurs salaires par l’AGS, le régime de garantie des salaires financé par l’État.
État d’esprit des salariés
Les salariés expriment une grande incertitude quant à leur avenir. Une réunion est prévue la semaine prochaine pour désigner un représentant des salariés. Ils souhaitent un dialogue constructif, espérant que la direction ne soit pas présente. La majorité des employés ne souhaitent plus travailler avec l’actuelle direction, qu’ils jugent non fiable. Ils aspirent à un repreneur crédible, reconnu dans le secteur automobile.
Pourquoi les salariés en veulent-ils à la direction actuelle ?
Les salariés reprochent à la direction son manque de transparence et de clairvoyance, ainsi que l’utilisation peu judicieuse des aides. Selon eux, les promesses de relance et de développement n’ont pas été tenues, ce qui a conduit à une stagnation de l’activité. Ils estiment que sans changement de direction, l’avenir de l’entreprise est compromis.
Source : France 3 Régions.






