
Les partisans d’une primaire à gauche se mobilisent à Paris
Les partisans d’une primaire de la gauche non-mélenchoniste se sont réunis à La Bellevilloise, à Paris, le 5 mai 2026, pour défendre l’unité de la gauche en vue de la présidentielle de 2027. Malgré l’officialisation de la candidature de Jean-Luc Mélenchon et des oppositions internes, ces acteurs plaident pour une candidature unique face à l’extrême droite.
L’initiative « Front populaire 2027 » a été au cœur des discussions, avec un appel à la nécessité d’une primaire, alors que ce processus est jugé mal engagé. Clémentine Autain, candidate à la primaire, a déclaré : « La question est de savoir si ce 5 mai, c’est le chant du cygne ou le sursaut », tout en reconnaissant que le processus, prévu pour le 11 octobre, « a du plomb dans l’aile ».
Devant environ 1 200 personnes, Lucie Castets, ex-candidate du Nouveau Front populaire pour Matignon, a affirmé que « cette primaire n’est pas une chimère », promettant une organisation capable de mobiliser des millions d’électeurs. Marine Tondelier, à la tête des Écologistes, a rappelé que « 82 % des électeurs de gauche et écologistes veulent la primaire ».
Le député François Ruffin a également soutenu l’idée d’une primaire, affirmant qu’elle doit passer par le peuple et non par des « négociations de salon ». Cependant, cette démarche est contestée par des figures de la gauche, dont Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann, qui ne soutiennent pas ce processus de désignation d’un candidat commun.
Cette réunion souligne les tensions au sein de la gauche française et l’urgence d’une stratégie unifiée pour les élections à venir.
Source : Franceinfo





