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Un autre Abbé Perrot : Nouvelles approches, nouveaux regards
Locmaria-Plouzané, le 12 décembre 2025 – L’Abbé Perrot, figure controversée de l’histoire bretonne, a vécu de nombreuses années à Locmaria-Plouzané après avoir quitté Plougonvelin. Sa maison familiale, aujourd’hui en ruines, reste un lieu de mémoire pour les habitants de la région.
Des témoignages recueillis auprès d’anciens de Locmaria évoquent un homme profondément attaché à la culture bretonne. Son neveu, Joseph, qui a correspondu avec lui en breton, a été un fervent défenseur de cette langue. Joseph, engagé dans la promotion du breton, avait rédigé un mémoire sur l’histoire de Locmaria et écrivait exclusivement en skolveurieg.
La famille Perrot est décrite comme très « breiz atao », un terme utilisé à Locmaria pour désigner un attachement fort à la culture bretonne, sans lien avec la collaboration durant la Seconde Guerre mondiale. Le père de Joseph, revenant défiguré de la Première Guerre mondiale, et l’Abbé lui-même, qui avait également combattu, sont des exemples d’un engagement patriotique. Joseph a exprimé sa haine des nazis et des collaborateurs, soulignant que son père avait averti l’Abbé Perrot de se méfier avant son assassinat.
Suite à sa mort, un portrait de l’Abbé Perrot est resté longtemps dans l’église de Locmaria, témoignant de son appréciation par la communauté. Les anciens de Locmaria affirment que l’Abbé n’était pas pro-nazi, mais plutôt anti-communiste, s’associant parfois aux Allemands dans le cadre de sa lutte contre le communisme.
Ces éléments soulignent la complexité de la figure de l’Abbé Perrot, souvent perçue à travers le prisme des enjeux politiques et culturels de son époque. Les témoignages locaux mettent en lumière son rôle en tant que défenseur de la langue bretonne et de l’identité régionale.
Source : LE CORRE Eric, 12/12/2025.




