
Nouvelle-Calédonie : Vers un compromis pour les élections provinciales de 2026
La ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, a évoqué ce lundi 11 mai sur franceinfo l’élargissement du corps électoral pour les élections provinciales prévues le 28 juin en Nouvelle-Calédonie. Cette mesure, annoncée par le ministre Sébastien Lecornu, vise à inclure des personnes nées sur l’archipel depuis 1998. Cependant, elle suscite des réactions mitigées, ne satisfaisant ni les indépendantistes ni les loyalistes.
Moutchou a souligné qu’un « point d’équilibre a été trouvé », malgré les inquiétudes exprimées par les deux camps. Selon elle, cet ajustement est une question de justice et d’exercice de la démocratie. Elle a précisé que les élections provinciales constituent un exercice démocratique essentiel pour relégitimer les institutions calédoniennes.
Le corps électoral, gelé depuis 2007, avait besoin d’une mise à jour pour permettre à des milliers de Calédoniens et à leurs conjoints de participer au vote. Moutchou a affirmé que cet élargissement ne représente pas un bouleversement démographique, mais un ajustement nécessaire pour inclure ceux qui vivent et contribuent à la société calédonienne.
Cependant, l’élargissement du corps électoral est perçu par les Kanaks comme un « passage en force », tandis que les loyalistes estiment qu’il est insuffisant. Moutchou a réagi en déclarant que les compromis sont souvent le résultat de concessions mutuelles, et que cette situation ne doit pas être considérée comme un échec politique, mais plutôt comme une avancée vers un consensus.
Cette démarche s’inscrit dans un contexte plus large de tensions politiques en Nouvelle-Calédonie, où les discussions sur l’avenir institutionnel et territorial sont plus que jamais d’actualité.
Source : franceinfo





