![[MAGAZINE] Myriam Gallois, éleveuse de poules :](https://www.lnc.nc/sites/default/files/melody/313576/3243a75400f961643d943av_00137421.jpg)
Myriam Gallois, éleveuse de poules : « J’avais le désir de contribuer à une alimentation saine »
Myriam Gallois a débuté son activité d’éleveuse de poules en 2013 à La Tamoa, après une carrière de douze ans en tant qu’urbaniste. Frustrée par des projets souvent remis en question par des changements politiques, elle a choisi de se tourner vers l’agriculture pour travailler en plein air et être en contact avec des animaux. Son objectif principal est de contribuer à une alimentation saine et d’être actrice de la construction de son pays.
Gallois élève des poules pondeuses de la race Isa-Brown, produisant des œufs. Elle explique que les poules sont récupérées à un jour, ce qui est crucial pour leur éducation. Son cheptel a atteint jusqu’à 700 poules, mais suite à des événements récents, elle gère actuellement 400 poules, un nombre qu’elle juge insuffisant pour vivre correctement de son activité.
Le travail avec les animaux est sa plus grande source de plaisir. Bien qu’elle ait commencé par le maraîchage, elle a rapidement réalisé que ce n’était pas fait pour elle, préférant se concentrer sur les poules pondeuses, car elle ne se voyait pas abattre des animaux.
En parallèle de son activité d’éleveuse, Myriam Gallois est enseignante en productions animales au lycée agricole Do Neva à Houaïlou, où elle partage ses connaissances avec des étudiants de CAP. Elle exprime sa fierté d’être capable de s’adapter et de réinventer sa carrière, passant d’urbaniste à agricultrice et enseignante.
Un des principaux défis auxquels elle fait face est le coût élevé du foncier agricole, ce qui l’oblige à rester locataire des terres qu’elle utilise. Elle aspire à être totalement autonome pour le renouvellement de ses poussins et leur alimentation, bien que cela nécessiterait un changement de race, car les poules hybrides ne conviennent pas à cette ambition.
Gallois souligne l’importance du réseau qu’elle a pu développer grâce à la Chambre d’agriculture et de la pêche, qui lui a permis de faire des rencontres enrichissantes et de bénéficier de divers projets. Son outil le plus précieux n’est pas un équipement agricole, mais son fourgon, qu’elle considère comme une extension de sa maison.
Enfin, elle exprime le souhait d’échanger avec des responsables réglementaires pour mieux faire comprendre les réalités du métier agricole par rapport à un travail de bureau.
Source : Interview de Myriam Gallois





