
Dans les Pyrénées, la laine basco-béarnaise retrouve ses lettres de noblesse au pied du Mont Valier et par la grâce d’une jeune marque éponyme. Son fondateur Frédéric Gouy en fait le point de départ d’un vestiaire ancré dans son territoire et d’une vision plus chaleureuse du monde.
Le Mont Valier, sommet emblématique de l’Ariège, a été gravi pour la première fois en 452 par Valerius, évêque du Couserans, qui lui a laissé son nom. Ce massif, culminant à 2 838 mètres, est un symbole fort de l’identité culturelle pyrénéenne, offrant des vues qui s’étendent jusqu’à Toulouse par temps clair.
Frédéric Gouy, originaire des côtes basques, a consacré sa carrière au textile depuis 20 ans. Après avoir travaillé pour des marques telles que Quiksilver et 64, il a décidé de fonder sa propre marque, Mont Valier, afin de valoriser la laine basco-béarnaise. Ce projet vise à répondre à des enjeux économiques locaux, en produisant sur place et en soutenant la réindustrialisation de la région.
La brebis basco-béarnaise, longtemps négligée par l’industrie textile, fournit chaque année environ 1 000 tonnes de laine, essentielle pour le bien-être des animaux. Malgré son potentiel, cette matière première est souvent traitée à l’étranger, avec des étapes de lavage en Belgique et de tissage dans le Massif Central. Frédéric Gouy mise sur cette laine naturelle pour créer des pièces durables, qui allient esthétique et respect de l’environnement, tout en reconnectant les consommateurs avec la nature.

Source : Sudnly



