
Les attentes des jeunes diplômés des très grandes écoles ont-elles évolué depuis la crise sanitaire ?
Publié le 02/05/2026 à 08:45
Temps de lecture : 2 min
Ils ont fait HEC, les Mines, Agro, Centrale, Polytechnique… Quelles sont les aspirations des jeunes sortis des plus grandes écoles du pays ?
En mai 2022, une cérémonie de remise des diplômes à l’école Agro Paris Tech avait marqué les esprits. Des élèves avaient critiqué les métiers proposés dans l’agro-industrie, les qualifiant de destructeurs pour l’environnement et appelant à des choix professionnels plus porteurs de sens. Cette intervention a inspiré d’autres étudiants de grandes écoles, comme Polytechnique et HEC.
Face à ces préoccupations, une enquête menée auprès de 2.000 jeunes diplômés des 16 plus grandes écoles de commerce et d’ingénieur a révélé qu’en 2022, 38 % des sondés se disaient motivés par des enjeux d’intérêt général. Selon Manuelle Malot, directrice du centre d’expertise des jeunes générations de l’Edhec, ce profil engagé était en forte hausse par rapport à 15 ans auparavant, où il ne représentait que 5 % des promotions.
Quatre ans plus tard, les résultats montrent une légère évolution. La part des jeunes diplômés engagés a diminué de 7 points, tandis que les profils plus carriéristes ont augmenté de 5 points. Manuelle Malot note que les jeunes diplômés semblent faire face à un contexte économique difficile, marqué par des crises multiples, ce qui les pousse vers un pragmatisme accru dans leurs choix de carrière.
Dans leurs premiers emplois, l’acquisition de compétences reste l’objectif principal cité par les jeunes diplômés. Plus de 60 % d’entre eux estiment que l’intelligence artificielle changera profondément leur métier, et 12 % craignent qu’elle ne le rende obsolète. De plus, plus des deux tiers des répondants indiquent avoir été insuffisamment formés à l’IA. Le désir de contribuer utilement à la société demeure présent, bien qu’il soit cité moins fréquemment qu’auparavant. Enfin, la recherche d’un revenu élevé connaît une nette progression.
Ces évolutions témoignent d’un changement dans les priorités des jeunes diplômés, influencées par le contexte mondial et les défis contemporains.
Source : Edhec NewGen Talent




