Le 28 avril 2026, l’Assemblée nationale sénégalaise a adopté la proposition de loi modifiant les articles L29 et L30 du Code électoral, avec 128 voix pour, 11 contre et 2 abstentions, sur un total de 141 votants. (nettali.com)
Cette réforme vise à réviser les conditions d’inscription sur les listes électorales et les cas d’inéligibilité. L’article L29 a été réécrit pour maintenir l’interdiction automatique pour les crimes, tout en recentrant les délits concernés sur des infractions liées à la probité, telles que la corruption ou l’enrichissement illicite. Les infractions liées à l’expression, comme la diffusion de fausses nouvelles ou certains délits d’opinion, ont été retirées, jugées attentatoires aux libertés publiques. (pressafrik.com)
Par ailleurs, l’article L30 a été supprimé, ses dispositions étant considérées comme excessives, notamment en permettant l’exclusion de citoyens pour des délits mineurs. (pressafrik.com)
Cette réforme intervient dans un contexte politique marqué par des débats sur la légitimité et l’urgence de la modification législative. Des voix s’étaient élevées pour appeler à un processus plus inclusif et consensuel. (seneweb.com)
La loi a été adoptée malgré les critiques de l’opposition, qui considère cette réforme comme une loi « taillée sur mesure » pour le Premier ministre Ousmane Sonko, condamné pour diffamation et frappé d’inéligibilité. (rts.sn)
Cette modification législative pourrait avoir des conséquences significatives sur les futures échéances électorales, en redéfinissant certaines règles d’éligibilité et en influençant les équilibres politiques.





