
Les douanes interceptent un individu en possession de 110 litres de protoxyde d’azote et de 300 ballons
L’usage du protoxyde d’azote fait l’objet d’un encadrement renforcé en Ariège. Jusqu’au 15 septembre, sa détention et son transport sont interdits sur la voie publique, face à une consommation en forte hausse chez les jeunes.
Un nouvel arrêté préfectoral, signé le 27 avril, prolonge et renforce les restrictions sur l’ensemble du département. À compter du 1er mai, la consommation de protoxyde d’azote à des fins récréatives sera interdite dans tout l’Ariège. Cette mesure va au-delà des restrictions précédentes, interdisant également la détention sans motif légitime, ainsi que le port et le transport de cartouches, bonbonnes ou bouteilles contenant ce gaz dans les espaces publics.
La préfecture évoque une « recrudescence inquiétante » de l’usage de ce gaz chez les jeunes, souvent en dehors de tout contexte festif, contribuant à sa banalisation. Les dangers sanitaires associés à cette pratique incluent l’asphyxie, la perte de connaissance, des brûlures dues au froid du gaz, ainsi que des effets à long terme comme des atteintes à la moelle épinière et des troubles psychiques.
Des faits récents illustrent cette problématique. En Ariège, de nombreuses bonbonnes de protoxyde d’azote ont été abandonnées sur la voie publique, notamment à Tarascon-sur-Ariège et Pamiers. En 2025, 30 bonbonnes ont été récupérées et détruites à Tarascon-sur-Ariège. De plus, le 16 février, les douanes ont intercepté un individu au péage de Pamiers, en provenance de Toulouse, en possession de 110 litres de protoxyde d’azote et de 300 ballons.
La préfecture souligne que les textes actuels demeurent insuffisants pour endiguer ce phénomène. Un projet de loi présenté récemment vise à sanctionner l’inhalation récréative et à limiter la vente de protoxyde d’azote aux seuls professionnels. En attendant, les autorités préfectorales sont appelées à prendre des mesures conservatoires adaptées, particulièrement avec l’arrivée de l’été et la multiplication des événements festifs.
Source : La Dépêche.






