
Minamitorishima : L’atoll japonais accueillera des déchets nucléaires
Perdue au cœur du Pacifique, l’île de Minamitorishima, d’une superficie de 1,51 km², est sur le point de devenir un site d’enfouissement pour les déchets nucléaires japonais. Annoncé par le gouvernement nippon le 3 mars 2026, ce projet soulève des préoccupations environnementales et éthiques.
Avec sa forme triangulaire, l’îlot peut être parcouru en moins d’une heure à pied, mais il est strictement interdit aux visiteurs. Situé à près de 2 000 kilomètres des côtes japonaises, il ne compte aucun habitant permanent, à l’exception du personnel de l’Agence météorologique japonaise. Les seuls résidents seraient des geckos, arrivés de Micronésie en dérivant sur des morceaux de bois.
Contexte historique
Minamitorishima a une histoire complexe, marquée par des revendications territoriales. Découverte en 1543, elle a été baptisée « Marcus Island » par un missionnaire américain. Après des tentatives infructueuses de colonisation par les États-Unis, le Japon a finalement annexé l’île en 1888. Elle a été sous administration américaine après la Seconde Guerre mondiale, avant de revenir au Japon en 1968.
Ressources naturelles
L’île est également connue pour ses sédiments riches en terres rares. Une étude de 2018 a estimé à 16 millions de tonnes les réserves présentes autour de Minamitorishima, faisant de cette zone l’un des plus grands gisements mondiaux.
Conséquences du projet
L’isolement et l’absence de population permanente motivent l’utilisation de Minamitorishima comme site d’enfouissement pour le combustible usé, qui présente des risques potentiels pendant des dizaines de milliers d’années.
Source : La Croix.





