
Mi querida señorita : une fin ouverte qui questionne l’identité
Sur Netflix, le drame espagnol Mi querida señorita (My Dearest Señorita), réalisé par Fernando González Molina, a suscité de vives réactions parmi les spectateurs. Le film, qui réinvente un classique de 1972, suit le parcours d’Adela, une jeune femme élevée comme telle mais née intersexe. Après une révélation médicale, elle quitte Pamplune pour Madrid, change de prénom en AD, et explore sa sexualité et son identité.
À la fin du film, AD retourne à Pamplune non pas pour demander pardon, mais pour récupérer une somme d’argent auprès de Santi, son ancien prétendant. Ce dernier, devenu banquier, refuse de la rencontrer, ce qui symbolise la fin de leur relation. Parallèlement, la dynamique avec Isabel, une autre figure importante de sa vie, se complique, car Isabel avoue avoir aimé Adela en tant que femme, mais se sent perdue face à AD, perçu comme un homme.
Le film aborde des thématiques profondes telles que le poids de la famille, de la médecine et de la religion sur les corps intersexes. AD, en prenant de la testostérone, fait face à un choix douloureux entre les identités imposées par la société. Grâce à des personnages comme Patricia, une travailleuse du sexe handicapée, elle commence à comprendre que la véritable liberté ne réside pas dans le changement d’étiquette, mais dans l’acceptation de soi.
Dans une scène mid-crédits, AD est vue avec sa grand-mère dans un musée, une figure bienveillante qui symbolise un soutien affectif constant. Contrairement à la fin du film de 1972, qui se refermait sur une affirmation traditionnelle de genre, le remake de 2026 choisit de laisser Adela dans un état d’incertitude, reflétant les débats contemporains sur l’intersexualité.
Cette fin ouverte interpelle sur les enjeux d’identité et de reconnaissance dans la société actuelle.
Source : Melty





