Près de 45% des Français utilisent l’IA pour des questions de santé
Une étude conjointe de Doctolib et de la Fondation Jean Jaurès, révélée ce mardi, indique que 45% des Français ont recours à une intelligence artificielle (IA) conversationnelle pour des questions de santé. Cette tendance est particulièrement marquée chez les jeunes, et dans la majorité des cas, elle influence le comportement de consultation des utilisateurs.
L’usage de l’IA dans le domaine de la santé est devenu courant, surtout parmi les 18-24 ans, où 78% des répondants affirment avoir déjà consulté une IA pour des préoccupations médicales. En revanche, seulement 13% des personnes âgées de plus de 75 ans se sont tournées vers cette technologie. Joy Raynaud, géographe de la santé et autrice de l’étude, souligne un clivage générationnel marqué.
L’utilisation de l’IA varie également selon la zone géographique. En milieu urbain dense, 49% des répondants utilisent des outils d’IA, contre 36% en zone rurale non périurbaine. Ce constat met en évidence des écarts d’accès au numérique et à l’information en fonction des territoires.
L’impact de l’IA sur le comportement de consultation est significatif. Plus de 60% des utilisateurs déclarent que l’IA influence leur décision de consulter un professionnel de santé. Environ 25% des utilisateurs affirment avoir consulté plus rapidement après avoir utilisé une IA, tandis que 18% affirment que cela les a conduits à renoncer à une consultation.
Les étudiants, en particulier, présentent un profil préoccupant avec un taux de renoncement élevé de 66% et un coût en tant que barrière pour 37% d’entre eux. Ce groupe affiche également le taux d’adoption de l’IA le plus élevé, à 78%. Ce phénomène soulève des questions sur l’accès aux soins et la nécessité d’une attention particulière dans les politiques de santé étudiante.
Cette étude met en lumière une évolution notable dans la manière dont les Français abordent leur santé, intégrant de plus en plus l’IA dans leur parcours de soins.
Source : Étude « Cartes de France de l’accès aux soins 2026 » de Doctolib et de la Fondation Jean Jaurès.





