
Malaury Serra : un voyage dans le temps à la recherche de l’histoire familiale
Pour découvrir les origines de sa grand-mère, Malaury Serra, 27 ans, a entrepris une enquête qui l’a menée jusqu’en Normandie. Cette aventure l’a plongée dans la grande Histoire, redécouvrant la Seconde Guerre mondiale à travers la vie de son arrière-grand-mère, Berthe Lejeune.
Malaury a commencé ses recherches avec très peu d’informations. Elle sait que Berthe, alors âgée de 18 ans à la fin de la guerre, a travaillé dans une fromagerie et dans un château en Normandie. En avril 1945, elle donne naissance à une petite Monique à l’hôpital de Lisieux, sans que le nom du père ne soit mentionné à l’état-civil.
L’initiative de Malaury a été motivée par le désir d’éclairer le passé de sa grand-mère Monique, qui, lors de son 80ème anniversaire, a confié à sa petite-fille qu’elle ne connaissait pas l’identité de son père biologique. Cette révélation a marqué le début de l’enquête de Malaury, qui a reçu un soutien inattendu de la part d’inconnus. « La majorité des gens m’aide, ça redonne la foi », a-t-elle déclaré.
En moins de deux mois, la jeune femme a appris que son arrière-grand-mère avait vécu des événements marquants durant la guerre, notamment une expulsion de Saint-Pierre-sur-Dives par la Kommandantur en août 1944.
Malaury a démarré ses recherches le 23 septembre, sans indices, juste avec le nom de sa grand-mère et son lieu de naissance. Elle a rapidement pris contact avec des historiens locaux et des généalogistes, qui l’ont guidée dans ses démarches. Une dame de 98 ans, résidant en maison de retraite, a même reconnu Berthe sur une photo, apportant un témoignage précieux.
À travers ses investigations, Malaury a découvert que Berthe avait été admise à l’hôpital de Lisieux en janvier 1945, probablement pour des problèmes liés à sa grossesse, avant de donner naissance à Monique. Les tests ADN réalisés par Monique avant leur interdiction en France écartent la piste d’un père américain ou allemand.
Malaury souligne que même si elle ne parvient pas à retrouver la filiation, sa quête a déjà permis de panser certaines blessures. « Même si elle n’a pas l’identité de son père, rien que de voir cet élan de solidarité l’a déjà grandement apaisée », conclut-elle.
Pour toute personne ayant des informations sur cette période, notamment concernant l’expulsion de Saint-Pierre-sur-Dives en août 1944, il est possible de contribuer à cette recherche en contactant Malaury par mail à serra.malaury@gmail.com.
Source : France 3 Régions



