
Procès de l’assassinat d’Agnès Lassalle : l’élève condamné à 15 ans de prison
L’élève accusé de l’assassinat de sa professeure d’espagnol, Agnès Lassalle, a été condamné vendredi 24 avril à 15 ans de réclusion criminelle par la cour d’assises des mineurs des Pyrénées-Atlantiques. La cour a retenu que l’accusé avait subi une « altération » de son jugement au moment des faits.
Après trois heures de délibéré, la cour a déclaré l’accusé coupable, prononçant une peine légèrement inférieure à celle demandée par l’avocate générale, qui avait requis 16 ans de réclusion. Âgé de 19 ans aujourd’hui, le jeune homme a été jugé à huis clos à Pau pour avoir poignardé mortellement l’enseignante dans une salle de classe d’un collège-lycée de la côte basque.
Malgré la possibilité de réduire la peine à 13 ans en raison de l’altération du jugement, la cour a estimé que 15 ans de réclusion était une peine adaptée, compte tenu de la « gravité incontestable » des faits, commis sur une enseignante « dévouée et investie » en plein cours et devant d’autres élèves.
La cour a également souligné le préjudice important pour les proches et la communauté éducative, notant une « sidération » persistante trois ans après les événements. Elle a évoqué une « prise de conscience modérée » de l’accusé, sans « véritable réflexion sur son passage à l’acte », et a exprimé des craintes concernant un risque de récidive.
Le 22 février 2023, Agnès Lassalle, 53 ans, professeure au collège-lycée privé catholique Saint-Thomas d’Aquin à Saint-Jean-de-Luz, a été tuée d’un coup de couteau à la poitrine. L’élève, alors âgé de 16 ans, s’était levé pour verrouiller la porte de la salle avant de frapper la victime avec un couteau de cuisine, qu’il avait pris la veille chez son père.
Les avocats des parties civiles ont noté que l’avocate générale avait laissé à la cour le soin d’apprécier le discernement de l’accusé au moment des faits. Plusieurs expertises psychiatriques ont présenté des conclusions contradictoires sur ce sujet. Le jeune homme encourait initialement 20 ans de réclusion criminelle.
La mort de cette professeure et l’image de son compagnon dansant, seul, près de son cercueil lors de ses obsèques, avaient suscité une forte émotion dans le monde de l’éducation et au-delà.
Source : La Croix


