Lutte contre les dépôts sauvages d’encombrants : « frapper au portefeuille permettra peut-être plus de respect »
Les dépôts sauvages d’encombrants se multiplient dans la métropole de Toulouse. Pourtant, il existe un service de ramassage efficace. « Il suffit de prendre rendez-vous et de le respecter, » rappelle Vincent Terrail-Novès, premier vice-président de la Métropole en charge des déchets et de la propreté.
Des téléviseurs cassés, des canapés abîmés, des matelas sales et d’autres objets encombrants jonchent les rues, devenant un fléau pour les collectivités. À Saint-Jean, au nord de Toulouse, la mairie a dû déléguer des agents spécifiquement pour ramasser ces dépôts chaque semaine.
Vincent Terrail-Novès souligne que ce phénomène n’est pas exclusif à Toulouse, mais se retrouve dans de nombreuses villes, comme Pamiers ou Albi. Malgré l’existence de services de ramassage financés par les contribuables, certains continuent de négliger les solutions proposées. « Il suffit de respecter les procédures pour éviter ces dépôts sauvages, qui nuisent à la qualité de vie, » déclare-t-il.
À Balma, la situation est similaire. Le maire a mis en place une brigade de l’environnement pour surveiller les sites sensibles, notamment en installant des caméras visant à identifier les contrevenants.
Concernant les délais d’intervention pour le ramassage des encombrants, Vincent Terrail-Novès indique que les délais actuels sont de 10 à 15 jours, ce qui est relativement court. « Il suffit simplement de respecter la date de rendez-vous, » affirme-t-il.
Face à la persistance de ces comportements, les autorités envisagent d’augmenter les sanctions. Les amendes peuvent atteindre jusqu’à 150.000 euros, avec des peines pouvant aller jusqu’à quatre ans de prison. « Nous pensons que toucher au portefeuille incitera à un meilleur respect des règles, » conclut Vincent Terrail-Novès.
Source : Ici Occitanie.




