Risque d’« extinction » de l’Ademe : pourquoi le projet de loi sur la décentralisation inquiète tant les salariés de l’agence ?

Risque d’« extinction » de l’Ademe : pourquoi le projet de loi sur la décentralisation inquiète tant les salariés de l’agence ?

Va-t-on vers un démantèlement d’un des principaux opérateurs de l’État en matière de transition environnementale ? Attendu en conseil des ministres le 20 mai, le projet de loi « visant à renforcer l’État local » comprend un article relatif à l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), devenue Agence de la transition écologique. Ce projet prévoit d’intégrer les délégations régionales de l’Ademe aux Directions régionales de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal), qui sont placées sous l’autorité des préfets. Cette mesure pourrait entraîner la mise à disposition d’office d’environ 300 à 400 de ses salariés, sur un effectif total d’environ 1 100.

Cette situation suscite des inquiétudes parmi les employés, qui craignent pour l’avenir de leur agence et de leurs missions. Le projet soulève des interrogations sur l’efficacité de la transition écologique si les compétences sont centralisées et transférées à des structures locales.

À l’heure actuelle, aucune statistique officielle récente n’est disponible concernant l’impact de cette réorganisation sur les missions de l’Ademe ou sur l’emploi au sein de l’agence. Toutefois, la crainte d’un affaiblissement des actions en faveur de la transition écologique est palpable parmi les salariés et les acteurs du secteur.

La mise en œuvre de ce projet pourrait donc avoir des conséquences directes sur la capacité de l’État à mener à bien ses engagements en matière de développement durable et de protection de l’environnement.

Source : La Croix

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