
L’Union européenne et le Mexique resserrent l’étau sur les flux crypto illicites
Publié le 20h00 par Mikaia A.
L’Europe et le Mexique ont franchi un cap cette semaine en renforçant leur coopération contre les flux de cryptomonnaies liés à des activités criminelles. Ce rapprochement s’inscrit dans un contexte économique mondial en mutation, où les deux partenaires cherchent à diversifier leurs relations commerciales face à l’influence croissante des États-Unis.
Le huitième sommet UE-Mexique a non seulement modernisé un accord commercial longtemps bloqué, mais a également ouvert un dialogue sur le blanchiment d’argent via les cryptomonnaies. Les discussions, menées par des responsables comme Roberto Velasco Álvarez et Kaja Kallas, visent à mieux suivre les flux numériques suspects entre juridictions, notamment ceux utilisés par des réseaux criminels transnationaux.
L’Europe souhaite renforcer l’échange d’informations avec le Mexique, qui cherche à tracer des circuits financiers échappant aux contrôles traditionnels. Les cryptomonnaies, en permettant de déplacer des fonds sans passer par les canaux bancaires classiques, compliquent cette surveillance. Ursula von der Leyen a déclaré : « L’objectif est simple : nous voulons créer davantage d’emplois et générer plus de valeur des deux côtés de l’Atlantique. »
Les discussions ont également abordé des groupes criminels tels que le cartel de Sinaloa, suspecté d’utiliser des flux crypto pour le recyclage de fonds à l’international. Les États doivent adapter leurs méthodes de suivi, en analysant non seulement des comptes bancaires, mais aussi des adresses blockchain et des mouvements fractionnés.
Le nouvel accord commercial UE-Mexique vise à supprimer presque toutes les barrières restantes au commerce et à l’investissement, élargissant le pacte de 2000 pour inclure des produits agricoles. Selon le ministère mexicain de l’Économie, les exportations vers l’UE pourraient passer d’environ 24 milliards à 36 milliards de dollars d’ici 2030.
Ce renforcement des relations entre l’Europe et le Mexique répond à une pression américaine croissante, le Mexique envoyant près de 80 % de ses exportations vers les États-Unis. L’accord, décrit comme une « véritable déclaration géopolitique », dépasse les simples échanges commerciaux et établit une coopération sécuritaire où la surveillance des cryptomonnaies devient un outil diplomatique.
En conclusion, alors que la cryptomonnaie a souvent été perçue comme un simple outil de blanchiment, l’Europe et le Mexique choisissent une approche plus ciblée : surveiller les activités criminelles tout en préservant l’intégrité de l’écosystème blockchain.
Source : Cointribune










