
Loi Yadan : plusieurs campus universitaires occupés par des étudiants
Des comités étudiants de soutien à la Palestine et diverses organisations étudiantes ont annoncé, le mardi 14 avril, leur intention d’« occuper » les locaux de Sorbonne Université, de Sciences Po Paris et de CentraleSupélec. Cette action vise à contester la proposition de loi Yadan, qui a pour objectif de lutter contre les « formes renouvelées » d’antisémitisme.
Dans un communiqué de presse, les occupants ont déclaré : « Nous occupons actuellement et simultanément les campus de Sciences Po, de La Sorbonne et de CentraleSupélec pour revendiquer la rupture des partenariats de nos institutions avec les universités et entreprises complices du génocide à Gaza et de la colonisation en Palestine, le retrait de la proposition de loi Yadan et la fin de la répression du mouvement étudiant pro-Palestine. »
Cassandra, militante de l’organisation étudiante de gauche Le Poing levé, a précisé qu’« plusieurs centaines » d’étudiants étaient présents à l’intérieur de la Sorbonne, où ils ont installé dix tentes et déployé des banderoles dénonçant la complicité de l’université avec ce qu’ils qualifient de génocide en Palestine. La mobilisation, débutée à la mi-journée, se déroulait dans le calme.
Pas de blocage à CentraleSupélec
Un rassemblement de 60 à 100 personnes s’est également tenu rue de la Sorbonne, devant l’entrée de l’université. La direction de Sorbonne Université n’a pas répondu aux sollicitations immédiates. Sciences Po Paris a confirmé qu’un « mouvement » était en cours, précisant : « Nous ne céderons jamais face aux intimidations de groupes militants radicaux qui souhaitent s’approprier une institution dont l’objet est la formation, la recherche et – par définition – le respect d’autrui. Des actions seront rapidement prises pour rendre Sciences Po à sa vocation : l’étude et la recherche libres. »
CentraleSupélec, située sur le plateau de Saclay (Essonne), a indiqué qu’il n’y avait eu aucun blocage ni échauffourées, et que les cours se déroulaient normalement. Des étudiants ont néanmoins déployé une banderole dans un amphithéâtre pendant environ quinze minutes.
La proposition de loi, portée par la députée Caroline Yadan (Renaissance), vise à renforcer la répression des infractions liées à la provocation et à l’apologie du terrorisme, interdisant notamment leur présentation comme un acte de résistance. Ce texte est critiqué par ses détracteurs qui le considèrent comme attentatoire à la liberté d’expression.
Source : La Croix



