Compléments alimentaires, stéroïdes anabolisants : l'alerte de l'Inserm sur les pratiques des sportifs professionnels et amateurs – franceinfo

Compléments alimentaires, stéroïdes anabolisants : l’alerte de l’Inserm sur les pratiques des sportifs professionnels et amateurs

L’Institut national de la Santé et de la Recherche médicale (Inserm) a récemment mis en lumière les dangers liés à la consommation de produits destinés à améliorer les performances sportives. Dans un rapport commandé par le ministère des Sports, l’Inserm a analysé près de 3 800 études internationales, révélant des risques significatifs pour les athlètes, qu’ils soient professionnels ou amateurs.

Dans le milieu sportif de haut niveau, moins de 5 % des athlètes sont détectés pour dopage à travers des tests sanguins ou urinaires. Cependant, ce taux peut grimper jusqu’à 30 % dans certaines disciplines, notamment les sports d’endurance et de force. Les stéroïdes anabolisants, qui augmentent la puissance musculaire, sont les substances les plus couramment utilisées tant par les professionnels que par les amateurs. Selon l’étude, un athlète sur cinq fréquentant des salles de sport aurait recours à ces produits.

En parallèle, d’autres compléments alimentaires, tels que les vitamines, protéines, caféine ou acides aminés, sont également pris par au moins 60 % des sportifs pour améliorer leurs performances ou leur récupération. Toutefois, l’utilisation de ces substances présente des risques pour la santé. Les stéroïdes anabolisants, en particulier, sont associés à des effets toxiques sur le cœur et les vaisseaux sanguins. François Carre, cardiologue ayant contribué à cette expertise, souligne que ces produits augmentent le risque d’accidents cardiaques. Chez les utilisateurs de salles de fitness utilisant des stéroïdes, le risque de troubles cardiaques est triplé.

L’Inserm appelle donc à une meilleure prévention et à une information accrue des sportifs concernant les dangers de ces pratiques. Actuellement, 40 % des cas de dopage sont considérés comme non-intentionnels. Les experts insistent également sur la nécessité d’un contrôle renforcé des circuits de distribution de ces substances.

Source : Inserm.

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