
Lors d’un premier date, ces questions sont sans aucun doute le signe que c’est un échec (photo d’illustration)
• Les questions posées lors d’un premier rendez-vous peuvent révéler une faible compatibilité, notamment celles qui semblent sans intérêt comme « Tu as des frères et sœurs ? » ou « T’es à Paris depuis longtemps ? ».
• Des questions inappropriées, telles que « Quel est ton body count ? » ou des interrogations intrusives sur la vie sentimentale passée peuvent également plomber un rendez-vous.
• Pour un date réussi, il est essentiel de poser des questions pertinentes et respectueuses en évitant les sujets sensibles.
Vous avez matché sur une application, la discussion s’engage et – bingo ! – vous avez un premier rendez-vous amoureux avec un ou une prétendante. Celles et ceux qui sont déjà passés par là le savent toutefois : le plus dur reste à faire ! L’étape du date sera cruciale pour savoir si une histoire est possible.
Chacun jugera le succès d’une première rencontre selon ses propres critères. Nombreuses sont les personnes interrogées par Le HuffPost à citer les tunnels parmi les signes d’une première rencontre ratée – vous savez, lorsque quelqu’un entame un long monologue pour parler de lui ou d’elle sans poser une seule question. « Et après, le mec te dit que le date était super ! », s’esclaffe Arno, bientôt 29 ans.
Mais parmi les nombreux indicateurs d’un flop, les questions échangées lors d’un date peuvent, en elles-mêmes, être le signe d’une maigre compatibilité romantique. Théo, presque trentenaire et une bonne poignée de dates au compteur, a pas mal réfléchi à la question. « Il y a des questions qui sont parfois posées parce que tu ne sais vraiment pas quoi dire… Quand on en vient à “Tu as des frères et sœurs ?” sorti de nulle part, c’est que c’est vraiment mal engagé ! »
« Quelle heure est-il ? »
Lorsqu’il se rend à un premier rendez-vous, Théo espère également ne pas avoir à répondre de but en blanc à la traditionnelle « T’es à Paris depuis longtemps ? », un signe patent, selon lui, d’une absence de connivence. Même si, souligne-t-il, tout est affaire de contexte et qu’il n’y a « pas réellement de questions “red flag” ».
Pour Benjamin, « Tu as passé une bonne journée ? » au cours du premier date est clairement vu comme une tentative de sauver in extremis une conversation déjà chancelante. Plutôt que d’opter pour des questions passe-partout, le vingtenaire a donc une stratégie : il mise sur des questions telles que « T’as fait des activités culturelles dernièrement ? » ou « Comment te divertis-tu sur ton temps libre ? ». Un moyen d’« apprendre à connaître la personne et d’essayer de trouver des points communs. À ce stade-là de la discussion, j’ai pas encore abandonné ! »
Indicateur indéniable d’une rencontre ratée, Noé, 36 ans, a déjà eu droit à un « Quelle heure est-il ? ». Suivi, quelques minutes plus tard, d’un « soi-disant coup de fil de la coloc en galère ». Une anecdote qui aurait sa place parmi les meilleures perles de date.
Plomber un date, mode d’emploi
Au-delà des questions peu inspirées, certaines sont particulièrement inopportunes pour une première rencontre et peuvent complètement la plomber, comme « Quel est ton body count ? » ou « Combien d’ex tu as eu ? », mentionnées par Rosalie, 32 ans. « Comme si le mec partait du principe que plus tu as eu de partenaires sexuels, plus tu es “usée” et donc moins attirante parce que tu as eu beaucoup d’aventures. » Et la Parisienne de souligner qu’un homme tirerait en revanche « une certaine fierté de donner un grand nombre ».
Dans la même veine, Hugo, Essonnien tout juste quadragénaire, ne donne pas suite après un date où son interlocutrice se montre trop intrusive sur sa vie sentimentale passée. « “Pourquoi ça n’a pas marché ?” ou “Comment ça se fait que tu n’as pas d’enfants ?”… Tu ne sais même pas si la personne en face peut te plaire et si une histoire est envisageable, devoir justifier ses relations précédentes, c’est très usant. Ce sont des questions qui ne servent à rien, je trouve. »
Bruxelloise de 41 ans, Luisa a en mémoire cette question désagréable qui lui a déjà été posée plusieurs fois en date lorsque la conversation dérive sur des sujets politiques. « Tu te considères féministe, mais pas une de ces féministes fâchées, quand même ? » Spoiler alert : les biais sexistes, racistes ou discriminants sont un turn-off assuré en rendez-vous galant.
Avec tout ça, on ne peut plus rien dire – et surtout plus rien demander, vous direz-vous ? Pas de panique, la palette des turn-on est vaste. Mais pour l’explorer, encore faut-il se poser… les bonnes questions.
Source : Le HuffPost



