
Après 50 allers-retours avec l’IA, on se demande si on n’aurait pas plus vite fait soi-même
FAIT PRINCIPAL
L’arrivée de l’intelligence artificielle (IA) dans le secteur informatique bouleverse le marché de l’emploi, particulièrement pour les jeunes diplômés. Les entreprises privilégient désormais les profils expérimentés capables de corriger les erreurs générées par l’IA, laissant les juniors sur le carreau.
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CONTEXTE FACTUEL
L’IA est devenue omniprésente dans le quotidien des développeurs. Alexis, un informaticien, témoigne que les outils d’IA complètent leur code, suggèrent des solutions et résolvent des problèmes. Cependant, il souligne que la qualité du code produit par l’IA est souvent insuffisante, rendant difficile la compréhension et la maintenance des projets. Pierre Maoui, directeur informatique chez Qwarry, confirme que malgré une utilisation intensive de l’IA, les gains de productivité ne sont pas encore probants. Il se demande même si, après de multiples interactions avec l’IA, il ne serait pas plus efficace de tout réaliser soi-même.
DONNÉES OU STATISTIQUES
Selon une enquête de l’Apec, les embauches dans le secteur informatique ont chuté de 18%. De plus, une étude de l’Insee révèle que, pour la première fois en 20 ans, l’emploi dans ce secteur ne suit plus la hausse d’activité. Cela suggère que l’IA pourrait entraîner une augmentation de la productivité tout en provoquant des suppressions d’emplois.
CONSÉQUENCE DIRECTE
Cette situation engendre une inquiétude croissante parmi les jeunes diplômés qui se sentent de moins en moins attractifs pour les employeurs. La rapidité d’évolution des outils et le besoin d’expertise pour contredire l’IA compliquent encore leur insertion sur le marché du travail.
Source : BFM Business





