
Les traditions taurines en plein renouveau dans le Gard rhodanien
Les traditions taurines connaissent un nouveau souffle dans le Gard rhodanien, avec un nombre croissant de jeunes passionnés relançant des clubs et des fêtes locales. Des villes comme Orsan, Codolet ou Bagnols-sur-Cèze attirent plusieurs milliers de participants lors d’événements festifs.
Le vendredi 1er mai, plus de 2 500 personnes se sont réunies à Orsan pour une journée dédiée aux traditions taurines, marquant ainsi le coup d’envoi de la saison. « Notre objectif est de faire découvrir les traditions aux gens qui arrivent dans le Sud et qui ne connaissent pas », a déclaré Mathieu Prim, président du club taurin Lou César, fondé en 1973.
À seulement 21 ans, Prim a repris cette association, l’une des plus anciennes du village. Membre depuis l’âge de 10 ans, il a toujours été passionné par cette culture. « C’est comme quelqu’un qui joue au foot le dimanche. Nous, c’est le taureau », explique-t-il.
Au sein du club, une dynamique intergénérationnelle se dessine. « Il y a toujours eu des anciens et des plus jeunes. C’est repris de génération en génération », précise Prim. Bien que certains membres viennent de la Camargue, la majorité sont des Orsanais, qui souhaitent maintenir vivantes les traditions du nord du Gard.
À Codolet, le club taurin Lou Vercan a été relancé il y a trois ans après plusieurs décennies de sommeil. Samuel Devaux, son président de 23 ans, a constaté un intérêt croissant pour les activités taurines. « On a fait 1 600 entrées la première année, et pour cette année, on vise les 2 000 », indique-t-il.
Le club compte aujourd’hui environ 103 adhérents, toutes générations confondues, et prévoit d’organiser divers événements tout au long de l’année, comme une ferrade à la manade des Chardons et une journée de découverte de la bouvine.
À Bagnols-sur-Cèze, le club Lou Gabian, mis en sommeil au début des années 2000, a repris vie en 2020. Alexandre Gilles, 22 ans, en a pris la présidence en 2023. « Le monde taurin, c’est notre culture, notre histoire, donc il faut la préserver », insiste-t-il. Parmi les événements phares, on retrouve la ferrade début mai, la fiesta bagnolaise en juillet, et la fête votive en septembre.
Ce regain d’intérêt pour les traditions taurines témoigne d’un besoin de se reconnecter à des racines culturelles, surtout après les périodes de restrictions dues à la pandémie.
Source : Midi Libre





