« Les harkis resteront-ils les victimes collatérales des relations toujours tendues entre la France et l’Algérie ? »

Les harkis resteront-ils les victimes collatérales des relations toujours tendues entre la France et l’Algérie ?

Le 9 mars 2026, le Parlement algérien a approuvé une version amendée de la loi votée à l’unanimité à l’Assemblée populaire nationale fin décembre 2025, criminalisant la colonisation française. Cette nouvelle formulation qualifie explicitement de « trahison » la prétendue « collaboration des harkis ».

Cette décision représente un tournant significatif dans la reconnaissance des harkis, qui sont désormais désignés comme un groupe spécifique pour la première fois depuis l’indépendance de l’Algérie en 1962. Auparavant, des lois avaient implicitement visé ceux dont l’engagement durant la guerre d’indépendance avait été jugé « contraire aux intérêts de la patrie », mais sans mentionner le terme « harki » dans un texte législatif.

Cependant, plusieurs précédents juridiques existent en Algérie. Par exemple, le 5 avril 1999, une loi, soutenue par l’association des anciens moudjahidine, stipulait que « perdent leurs droits civiques et politiques (…) les personnes dont les positions pendant la révolution de libération nationale ont été contraires aux intérêts de la patrie ».

Cette évolution législative soulève des questions sur l’avenir des harkis, qui continuent de vivre dans un contexte politique tendu entre la France et l’Algérie. Les harkis, qui ont combattu aux côtés de l’armée française, sont souvent perçus comme des traîtres dans leur pays d’origine, tout en se heurtant à l’oubli en France.

Source : Le Monde

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