Moustiques : Pourquoi les chauves-souris sont la meilleure amie de l’homme
Cette année, les épisodes de chaleur suivis de périodes de pluie ont favorisé une prolifération des moustiques, qui sévissent plus que jamais. Face à cette situation, la tentation d’utiliser des insecticides en spray est grande, mais cette solution présente des inconvénients majeurs. Non seulement ces produits peuvent être nuisibles pour l’environnement et la santé humaine, mais ils risquent également de décimer les prédateurs naturels des moustiques.
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Parmi ces prédateurs, les chauves-souris jouent un rôle essentiel. La petite pipistrelle, par exemple, peut consommer jusqu’à 30 % de son poids en insectes en une seule nuit, soit environ 3 000 insectes. De plus, une colonie de 500 grands murins peut ingurgiter une tonne d’insectes en une saison, contribuant ainsi à réguler naturellement les populations de moustiques.
Des nichoirs à chauves-souris fleurissent un peu partout
Pour protéger ces animaux et favoriser leur habitat, plusieurs initiatives ont été mises en place en France. Des projets visent à réhabiliter des espaces comme des bunkers pour leur offrir des gîtes d’hiver ou à installer des « tours fusées », des abris en hauteur pour les chauves-souris durant l’été. Ces installations sont souvent proches des habitations, mais dans des zones dégagées pour faciliter leur vol.
Des villes comme Erstein et Blagnac encouragent également la construction de nichoirs à chauves-souris. Blagnac expérimente depuis mars 2026 un système de bornes antimoustiques, qui utilise du CO2 et des phéromones, sans danger pour les humains et les écosystèmes.
Données ou statistiques
Les mesures préventives classiques, comme l’élimination des zones de reproduction des larves d’insectes, demeurent essentielles. Selon les spécialistes, 80 à 90 % de l’efficacité des actions de lutte contre les moustiques proviennent de ces pratiques.
Conséquence directe
La préservation des chauves-souris et leur intégration dans les stratégies de lutte contre les moustiques pourraient contribuer à une régulation naturelle de ces nuisibles, réduisant ainsi la dépendance aux insecticides chimiques.
Source : 20 Minutes




