Deux ans après, l’école Louise-de-Greslan renaît de ses cendres à Dumbéa

Deux ans après, l’école Louise-de-Greslan renaît de ses cendres à Dumbéa

L’école Louise-de-Greslan, située dans le quartier Jacarandas à Dumbéa, a rouvert ses portes le 20 avril, près de deux ans après avoir été saccagée lors des émeutes. L’inauguration du nouvel établissement a eu lieu le 6 mai, marquée par l’impatience des élèves qui se remémorent les destructions de leurs salles de classe.

Les élèves, qui ont été répartis dans plusieurs établissements pendant la fermeture, expriment leur joie de retrouver leur école. Jean-Christophe, Victoria, Jessica et Gary, en classe de CM2, confirment : « On est très contents », ajoutant que l’école leur avait manqué.

À ce jour, 131 élèves fréquentent l’établissement, bien en dessous des 300 prévus pour 2024. Sept classes sont désormais ouvertes, dont deux en maternelle et cinq en primaire, alors qu’il y en avait quinze avant les émeutes. Le directeur, Jérôme Lafenêtre, évoque l’émotion persistante liée à la fermeture de l’école, déclarant : « Dans une semaine, cela fera pile deux ans qu’on a dû quitter l’école. »

L’établissement a subi des dégradations considérables, avec des actes de vandalisme et des incendies. Pendant trois mois, le site est resté inaccessible, contraignant les élèves à rester chez eux. Les enseignants ont mis en place une continuité pédagogique improvisée en distribuant des cahiers d’activité.

Le chantier de reconstruction, qui a débuté en 2025, représente un investissement de 278 millions de francs, dont 152 millions sont pris en charge par l’État. Jacques Billant, haut-commissaire de la République, a souligné l’importance symbolique de cette réouverture, étant l’un des premiers équipements publics reconstruits après les émeutes. Au total, 89 dossiers de reconstruction ont été lancés à l’échelle nationale, représentant 16,5 milliards de francs de travaux.

Les nouvelles installations sont entièrement rénovées, offrant des conditions de travail améliorées. Jérôme Lafenêtre se réjouit des nouvelles infrastructures, tandis que la maire de Dumbéa, Cynthia Jan, promet de protéger les écoles et d’offrir un environnement d’apprentissage serein.

La cérémonie de réouverture s’est conclue par la plantation d’un jeune chêne blanc, symbolisant l’espoir et le renouveau. À proximité, le site de la maternelle des Jacarandas, également détruit, pourrait être réhabilité pour des activités culturelles, sous réserve de financements de l’État.

Source : LNC.

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