On peut vraiment se faire mal : Les controverses autour du skatepark de Carcassonne
Inauguré en décembre dernier à Carcassonne, le nouveau skatepark attire du monde dès les premiers rayons de soleil. Cependant, ce succès populaire est entaché de critiques croissantes. Des usagers soulignent un manque d’aménagements, des défauts de conception et l’absence de concertation, malgré un investissement de 350 000 euros.
Le skatepark, qui ne désemplit pas, est devenu un lieu de rencontre pour les amateurs de trottinettes, rollers, BMX et skate. Toutefois, les premières limites se font rapidement sentir. Si les familles apprécient ce nouvel espace de loisirs, les pratiquants plus expérimentés dénoncent des problèmes de sécurité.
Des utilisateurs comme Marine, mère de famille, expriment leurs inquiétudes. Elle note que l’espace est souvent encombré par de jeunes enfants, augmentant le risque de collisions, et déplore le manque d’équipements tels que des bancs ou des tables de pique-nique.
Audrey, venue avec son fils de 7 ans, partage une opinion similaire. Bien qu’elle trouve le skatepark agréable pour les plus jeunes, elle souligne que les adolescents et adultes pourraient trouver l’équipement insuffisant. Elle indique également que l’absence de zones ombragées et de points d’eau limite le confort des accompagnants.
Les critiques vont au-delà des aménagements. Certains usagers, comme Boris Jonot, signalent des défauts techniques. Il évoque un module central mal conçu, qui pourrait causer des blessures en cas de chute. D’autres pratiquants soulignent le manque d’espace entre les modules, entraînant des collisions fréquentes, surtout aux heures de pointe.
Le coût du projet de 350 000 euros suscite également des interrogations. Plusieurs usagers regrettent de n’avoir pas été consultés lors de la conception. Julien Barbillon, un pratiquant régulier, compare cette situation à l’ancien skatepark du centre-ville, qui avait coûté moins cher mais avait également été construit sans consultation des usagers.
Face à ces critiques, le concepteur du skatepark, Marc Sabadie, défend son travail. Il affirme avoir respecté la commande initiale, visant à créer un skatepark accessible à tous. Il admet cependant que le manque de concertation avec les usagers a pu poser problème.
Ce skatepark a été inauguré sous l’ancienne municipalité, qui a depuis été remplacée. La nouvelle équipe devra maintenant décider des prochaines étapes à suivre. La question demeure : des ajustements seront-ils réalisés pour répondre aux attentes des usagers et améliorer la sécurité de cet espace de loisirs ?
Source : France 3 Occitanie



