Le Québec craque pour la cuisine britannique

Le Québec craque pour la cuisine britannique

Contrairement à ce qu’on pourrait penser en lisant le divertissant article sur sa peu digeste « cuisine vintage », Londres est aujourd’hui une grande capitale gastronomique. Le Québec se régale d’ailleurs lui aussi d’une petite invasion culinaire britannique, avec l’ouverture récente de quelques pubs bien gourmands.


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Ces nouvelles adresses, qui célèbrent une cuisine aux racines anglaises et écossaises, montrent la diversité des influences. La Guinness, bien qu’irlandaise, connaît un nouvel âge d’or, entraînant des pénuries dans le monde anglo-saxon ces dernières années.

Dans son article « Is British Food Still a Joke ? », publié dans le New York Times en mars 2025, Alice Newell-Hanson aborde la réputation de la cuisine britannique, souvent perçue comme « brune ». Elle souligne que cette image est en train d’évoluer.

Historique, la cuisine britannique a souvent été perçue comme manquant de passion, en raison de divers facteurs, dont l’ascétisme des puritains et le rationnement pendant la Seconde Guerre mondiale. Ces éléments ont contribué à une certaine gêne autour de l’importance accordée à la nourriture.

Les frères Tim et Michael Robertson, à Val-David, ont ouvert MacTaverne pour redonner vie à des classiques britanniques. « On voulait montrer que la cuisine de pub peut être vivante, saisonnière et pleine d’influences », affirme Michael Robertson, chef et copropriétaire.

Le gastropub, un concept qui remonte aux années 1990, est en plein essor. À Montréal, le chef Marc Cohen a intégré ces influences dans ses restaurants, créant une fusion entre la cuisine britannique et montréalaise. Ce retour en force de la cuisine « familiale » semble répondre à un besoin de simplicité et d’authenticité.

La cuisine britannique traditionnelle, selon Newell-Hanson, s’améliore dans un contexte gastronomique mondial haut de gamme, offrant une franchise rafraîchissante.

La taverne écossaise Bruce, dirigée par le chef Scott Love, apporte une ambiance détendue tout en proposant des plats gourmands. Le tout nouveau Prince Pub, quant à lui, vise à capturer l’hospitalité des pubs anglais sans se limiter à une cuisine britannique stricte.

Ricardo Larrivée, chef et animateur, souligne l’importance du pub comme un espace de détente, un lieu de pause entre le travail et la maison. Pour lui, le « full English breakfast » est une expérience satisfaisante, souvent comparée aux déjeuners complets québécois.

Derek Dammann, chef au restaurant Grille-Nature, introduit le Sunday roast, une tradition anglaise, qui rencontre un bon accueil. Cette évolution de la cuisine britannique à travers les chefs québécois témoigne d’un intérêt croissant pour des repas réconfortants et authentiques.

Ainsi, la cuisine britannique trouve un écho favorable au Québec, redéfinissant les attentes des convives et enrichissant la scène gastronomique locale.

Source : La Presse

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