
Le Parlement européen se prononce sur une définition commune du viol dans l’UE
Les eurodéputés votent ce mardi 28 avril à Strasbourg sur un texte visant à imposer à tous les États membres de l’Union européenne (UE) d’intégrer la notion de consentement dans leur législation sur le viol. Ce texte stipule que toute relation sexuelle sans consentement libre et révocable doit être considérée comme un viol. Bien que des pays comme la Suède, l’Espagne et le Danemark aient déjà adopté cette définition, d’autres, dont la France, sont encore en retard.
Evin Incir, eurodéputée suédoise et rapporteure du texte, souligne l’importance de cette harmonisation : « Tous les États membres n’ont pas la même législation. Si ce texte passe, cela voudra dire que les femmes des 27 pays de l’UE sont soutenues face à la violence du viol. » Elle insiste sur le principe que « seul le « oui » veut dire oui. Tout le reste, c’est non ! »
Le Parlement européen avait déjà adopté une proposition similaire il y a deux ans, mais celle-ci avait été bloquée au Conseil européen par plusieurs pays, dont la France, l’Allemagne et la Hongrie. Aujourd’hui, Evin Incir se montre plus optimiste, affirmant que le contexte a évolué. Elle cite l’exemple de la France, qui a introduit une législation basée sur le consentement depuis l’automne 2025, ainsi que l’engagement de l’Italie dans une démarche similaire.
Si le texte obtient à nouveau une majorité au Parlement, son adoption finale dépendra une nouvelle fois du Conseil européen.
Source : RFI




