
Le ministre de l’Intérieur renforce la répression des free parties
Arrivé en fin de matinée dans le Cher pour rencontrer les personnels de sécurité et de secours mobilisés sur le site d’une free party, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a affirmé lors d’une conférence de presse sa détermination à lutter contre les « rassemblements musicaux illégaux ».
Le ministre a tenu un point presse, en début d’après-midi, ce 3 mai, à Baugy, où le préfet du Cher a installé un poste de commandement avancé. Il a souligné que le choix du terrain militaire près de Bourges par les organisateurs n’était pas anodin, évoquant une volonté de dénoncer la répression des services de l’État. Nuñez a déclaré : « Ça ne fera que renforcer la détermination du gouvernement à mieux réprimer ce type d’organisation sauvage, que nos concitoyens ne comprennent pas. »
Ce discours s’inscrit dans le cadre d’un projet de loi, intitulé RIPOST (Réponses Immédiates aux Phénomènes troublant l’Ordre public, la Sécurité et la Tranquilité des concitoyens), qui vise à durcir les sanctions à l’encontre des rave parties. Laurent Nuñez a annoncé que « organiser une rave party deviendra un délit puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende », ajoutant que les participants aux rassemblements illégaux pourraient également faire face à des amendes forfaitaires de 300 euros.
Dans son bulletin de situation, la préfecture du Cher a déjà rapporté 250 verbalisations pour rassemblement illégal et 75 autres pour détention de stupéfiants. Le préfet du Cher a également indiqué que 54 personnes avaient été prises en charge par les services de secours, avec un bilan de cinq urgences absolues et 28 urgences relatives, notamment liées à la consommation de stupéfiants.
Enfin, Laurent Nuñez a informé que deux obus avaient été retrouvés sur le site et sont actuellement en cours de traitement.
Source : France 3 Régions.



