
Plus moderne, plus spacieux : le futur RER B dévoilé avant son arrivée en Île-de-France
Son arrivée sur les rails est attendue pour 2028, le futur RER B est en pleine phase de test au sein du site Alstom de Crespin, dans le Nord. La ligne est empruntée chaque jour par plus d’un million de personnes.
Le 7 mai 2026, le futur RER B a symboliquement effectué ses premiers tours de roue sur quelques mètres, marquant le début d’une série d’essais cruciaux. Ce nouveau modèle, conçu pour remplacer les trains actuels en Île-de-France, est destiné à circuler sur la deuxième ligne de voyageurs la plus fréquentée d’Europe.
Le RER B, désormais désigné sous le nom de MI 20, est présenté comme plus moderne et spacieux. Il se compose d’une longue rame articulée, sans séparation entre les sept voitures, et est doté de grandes baies vitrées permettant une lumière abondante à l’intérieur. Les passagers bénéficieront de la climatisation, de ports USB-C et de nombreux panneaux d’information en temps réel.
Frédéric Wiscart, président d’Alstom France, souligne que ce train a été conçu pour répondre aux besoins variés des usagers, que ce soit pour des trajets courts en zone urbaine ou des longs trajets de 80 kilomètres, notamment vers l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle.
Par rapport aux rames actuelles, construites dans les années 1980, le nouveau RER B permettra d’embarquer plus d’un millier de voyageurs aux heures de pointe, représentant un gain de 35%. De plus, il offre 20% de places assises supplémentaires, comme l’indique Elena Avvenia, responsable des essais.
Sur le plan technique, le MI 20 est équipé de bogies fournis par le groupe espagnol CAF, co-constructeur avec Alstom. Cette configuration articulée permet d’épouser au mieux les quais en courbe, facilitant ainsi la montée et la descente des voyageurs.
Les tests en cours incluent une vérification de la résistance aux intempéries, avec un test d’étanchéité sévère capable de simuler des conditions extrêmes. Gérald Janin, chef de projet pour Alstom, explique que ces tests visent à garantir la fiabilité du train dans toutes les situations.
Île-de-France Mobilités a passé une commande initiale de 146 rames pour un montant de 2,5 milliards d’euros. Sa présidente, Valérie Pécresse, considère cet investissement comme essentiel pour améliorer les transports en commun, surtout dans un contexte où le prix des carburants augmente.
Les usagers devront cependant patienter jusqu’à fin 2028, voire début 2029, pour pouvoir circuler dans ce nouveau train, après les différentes phases d’homologation.
Source : Franceinfo




