
Les banques de la zone euro ont resserré leurs conditions de crédit au premier trimestre 2026, en réponse à une perception accrue des risques économiques et à une moindre tolérance au risque. Cette tendance devrait se poursuivre au deuxième trimestre, influencée par les tensions géopolitiques, les évolutions énergétiques et la hausse des coûts de financement. (banque-france.fr)
Selon l’enquête d’avril 2026 sur la distribution du crédit bancaire dans la zone euro, les banques ont signalé un durcissement net des critères d’octroi pour les prêts aux entreprises, avec un pourcentage net de 10 %, le plus prononcé depuis le troisième trimestre 2023. Les prêts aux ménages ont également été affectés, avec un durcissement net de 2 % pour les prêts immobiliers et de 15 % pour les crédits à la consommation. (banque-france.fr)
Cette évolution reflète une tendance cumulative de durcissement des conditions de crédit entamée à la mi-2025. Les principales raisons invoquées par les banques incluent une perception accrue des risques économiques et une moindre tolérance au risque, exacerbées par les tensions géopolitiques et les développements énergétiques. (banque-france.fr)
Les banques prévoient également une diminution de la demande de prêts, tant pour les entreprises que pour les ménages, en raison d’une réduction du financement des investissements fixes, d’une baisse de la confiance des consommateurs et d’une diminution des dépenses en biens durables. (banque-france.fr)
Près de la moitié des banques de la zone euro utilisent la titrisation pour octroyer de nouveaux prêts, gérer le risque de crédit et améliorer la liquidité et le financement, en s’appuyant sur les entités financières non bancaires pour acheter des prêts titrisés. (banque-france.fr)
Cette tendance au resserrement des conditions de crédit pourrait avoir des implications significatives pour l’économie de la zone euro, en limitant l’accès au financement pour les entreprises et les ménages, et en influençant les décisions d’investissement et de consommation.




