
Entre alliances et claquements de portes : l’installation des intercommunalités en Alsace
Les 880 communes alsaciennes sont regroupées au sein de 40 intercommunalités, appelées EPCI (établissements publics de coopération intercommunale). Ces structures visent à mutualiser divers services tels que l’assainissement, la collecte des déchets, les équipements sportifs et les infrastructures cyclables. Récemment, les élections municipales ont permis de désigner les délégués qui siégeront dans ces intercommunalités, mais l’élection des exécutifs s’est révélée être un processus complexe, influencé par des rapports de force politiques variés.
Contrairement à une idée reçue, la présidence des intercommunalités n’est pas systématiquement assurée par la commune centre. Par exemple, Gilles Fremiot, maire de Heidwiller (640 habitants), préside la communauté de communes Sundgau, la plus grande d’Alsace, qui regroupe 64 communes. De son côté, Mulhouse Alsace Agglomération, qui compte 39 communes, est dirigée par Fabian Jordan, maire de Berrwiller. Les relations entre l’agglomération et la ville de Mulhouse semblent s’améliorer, après une période de tensions suite à la perte de la présidence de la M2A par Mulhouse il y a dix ans.
Claquements de portes
L’élection des exécutifs intercommunaux est souvent marquée par des tensions. Par exemple, Olivier Sohler, maire de Scherwiller, avait précédemment obtenu la présidence de la communauté de communes de Sélestat et Territoires, malgré l’opposition de l’ancien maire de Sélestat, Marcel Bauer. Le nouveau maire de Sélestat, Denis Digel, a finalement soutenu Sohler, qui a été reconduit récemment. Cependant, la majorité sélestadienne a subi une défaite avec l’élection d’une membre de l’opposition, Caroline Reys, à l’une des vice-présidences qui lui étaient réservées. La prochaine séance s’annonce donc délicate.
Une situation similaire s’est produite dans le pays de Sainte Odile, regroupant six communes, où Isabelle Suhr, cheffe de l’opposition d’Obernai, a été élue présidente face au maire Robin Clauss, après trois tours de scrutin. Ce début de mandat est donc marqué par des bases déjà fragiles.
Source : DNA






