Quelle agriculture pour demain ?
Le système alimentaire mondial est confronté à des défis majeurs, nécessitant des adaptations dans les méthodes de culture. Face à ces enjeux, une question se pose : une agriculture plus respectueuse du vivant est-elle envisageable, et à quel coût ?
Les experts, Véronique Lucas, sociologue, et Chantal Le Mouël, économiste, toutes deux de l’Inrae à Rennes, soulignent l’importance d’une transition vers des pratiques agricoles durables. Cette transformation implique non seulement des ajustements techniques, mais également un changement de paradigme dans la manière dont les ressources naturelles sont perçues et utilisées.
Pour illustrer ces défis, des données récentes montrent que l’agriculture représente environ 10 % des émissions de gaz à effet de serre en France, une statistique qui met en lumière la nécessité d’une évolution vers des pratiques plus respectueuses de l’environnement. Par ailleurs, la consommation d’eau pour l’agriculture continue d’être un sujet de préoccupation, avec des besoins qui augmentent face à la pression démographique croissante.
La question de la rentabilité de l’agriculture durable reste cruciale. Les experts s’accordent à dire que, bien que les coûts initiaux puissent être élevés, les bénéfices à long terme, tant environnementaux qu’économiques, pourraient justifier ces investissements.
En lien avec ces réflexions, l’article publié dans Sciences Ouest (n°436, mars 2026) met en avant les réflexions des chercheurs de l’Inrae sur ces sujets.
Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement.




