
La « Partouze Bio » : Une Réponse à la Montée du Chemsex
À l’occasion du mois d’Avril Utile, dédié à la sensibilisation sur le chemsex, des espaces de cruising gay à Paris proposent des « touzes bios », des sessions de sexe collectif sans consommation de drogues. Ces événements visent à offrir une alternative à ceux qui souhaitent explorer leur sexualité sans les risques associés à l’usage de substances psychoactives.
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Un Besoin Croissant
Dans des établissements comme le Secteur X, un bar du Marais, l’ambiance lors de ces soirées est notablement différente de celle des événements habituels. Les participants, comme Alexis, 31 ans, constatent qu’il est de plus en plus difficile de trouver des occasions de sexualité de groupe sans consommation de drogues. Selon lui, cet événement est « sympa, efficace et sans chichi ».
L’Initiative d’Axel
Axel, un organisateur quinquagénaire, a lancé la TouzeBio en 2022, après avoir observé une demande croissante pour des soirées sans produits. Son initiative a débuté dans un cadre privé, mais a rapidement gagné en popularité, attirant jusqu’à 250 participants par soirée, avec parfois 300 personnes sur liste d’attente. Axel souligne que cette tendance pourrait refléter une prise de conscience croissante des dangers liés au chemsex.
Une Clientèle Diversifiée
Les soirées attirent non seulement des Parisiens, mais également une clientèle internationale. Des participants, comme Nicolas, 45 ans, viennent de provinces pour vivre cette expérience sans drogues. Ce dernier, qui n’a jamais consommé de produits, exprime son inconfort face à la culture du chemsex, évoquant des expériences traumatisantes liées à des overdoses.
Une Sexualité Réinventée
Selon Axel, environ deux tiers des participants ne consomment jamais de psychoactifs. Pour le tiers restant, ces événements peuvent favoriser un retour à une sexualité sans dépendance. Max, 38 ans, souligne que ces soirées l’ont aidé à retrouver un rapport sain au sexe, loin des associations habituelles avec les substances.
En conclusion, les « touzes bios » semblent répondre à un besoin croissant au sein de la communauté gay de vivre une sexualité collective sans les risques associés à la consommation de drogues.
Source : Têtu






