
Le décompte des partenaires sexuels : un sujet de controverse
Le « bodycount », ou décompte des partenaires sexuels, suscite des débats au sein de la société contemporaine. Alors que certains y voient une simple expression de la sexualité moderne, d’autres dénoncent une tendance à la « surconsommation » sexuelle, accusant ceux qui ont de nombreux partenaires d’adopter des comportements irresponsables.
Maïa Mazaurette, chroniqueuse pour La Matinale du « Monde », s’emploie à défendre ceux qui sont souvent stigmatisés pour leurs choix sexuels. Elle souligne que le jugement porté sur le nombre de partenaires ne doit pas occulter les divers contextes individuels et les raisons qui peuvent mener à des relations multiples. Selon elle, cette stigmatisation peut avoir des effets néfastes sur l’image de soi et la santé mentale des personnes concernées.
Les statistiques sur la sexualité en France montrent que les comportements évoluent. Selon une étude de l’INSEE, le nombre de partenaires sexuels au cours de la vie a tendance à augmenter, surtout chez les jeunes adultes. En 2021, environ 25 % des hommes et 15 % des femmes âgés de 18 à 29 ans déclaraient avoir eu plus de cinq partenaires sexuels au cours de leur vie. Ces chiffres témoignent d’une évolution des normes sociales autour de la sexualité.
La conséquence directe de cette stigmatisation pourrait se traduire par une réticence à exprimer ses choix sexuels, entraînant ainsi un climat de honte et de culpabilité. Les débats autour du bodycount mettent en lumière la nécessité d’une approche plus ouverte et inclusive de la sexualité.
Source : La Matinale du « Monde », INSEE.






