La Commission blanchit Várhelyi à l'issue d'une enquête pour espionnage

La Commission blanchit Várhelyi à l’issue d’une enquête pour espionnage

Le commissaire à la Santé, Olivér Várhelyi, a été innocenté de tout acte répréhensible à l’issue d’une enquête interne menée par la Commission européenne. Cette enquête visait des allégations concernant un éventuel réseau d’espionnage opérant depuis la mission de la Hongrie à Bruxelles, alors que Várhelyi en était le chef.

« La Commission a conclu qu’aucune faille de sécurité grave n’avait pu être identifiée en rapport avec les allégations relayées par les médias », a déclaré vendredi le porte-parole de la Commission, Balazs Ujvari. Bien que les détails de l’enquête n’aient pas été divulgués, Ujvari a précisé que « tous les aspects pertinents avaient été examinés au cours des sept derniers mois ».

Cependant, la Commission a nuancé ses conclusions, indiquant qu’il n’était pas possible d’attribuer la responsabilité « avec les outils dont nous disposons au sein de la Commission ». L’enquête avait été ouverte après que des médias ont rapporté en octobre qu’un ancien diplomate hongrois aurait tenté de recruter des fonctionnaires de l’UE pour espionner pour le compte de Budapest, alors qu’il travaillait à l’ambassade de Hongrie à Bruxelles sur la politique de cohésion. À l’époque, Várhelyi était l’ambassadeur de Hongrie.

Il est à noter que la police belge n’a pas ouvert d’enquête sur cette affaire. Malgré les appels à la démission de Várhelyi émis par des députés européens progressistes, ce dernier a nié toute implication dans ces allégations.

Daniel Freund, député européen vert allemand, a exprimé sa surprise face à la décision de la Commission de maintenir Várhelyi en poste. Il a suggéré d’attendre trois jours supplémentaires jusqu’à la prise de fonction du nouveau gouvernement hongrois, qui aurait pu fournir des éclaircissements supplémentaires.

Suite à la victoire de Péter Magyar, chef de file de l’opposition de centre-droit à Budapest, l’avenir de Várhelyi semblait incertain. Nommé par le Premier ministre sortant Viktor Orbán, il est actuellement en deuxième mandat. Toutefois, les alliés politiques de Magyar au sein du groupe paneuropéen PPE se sont engagés à soutenir Várhelyi dans son poste.

Un porte-parole de Várhelyi a refusé de commenter cette affaire.

(Source : Euractiv)

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