La carrière de Louise Arbour, de juge à gouverneure générale, en cinq dates

La juriste Louise Arbour deviendra gouverneure générale du Canada en début juin. Retour en cinq dates sur sa carrière forte en teneur internationale qui l’a menée à occuper ce poste.

1987 : Arbour devient juge en Ontario

Après avoir réalisé ses études en droit à l’Université de Montréal en 1970 et avoir enseigné à Toronto, Louise Arbour est nommée juge à la Cour suprême de l’Ontario en 1987. Elle devient par le fait même la première femme francophone à accéder à un tel poste. Elle l’occupe jusqu’en 1990, année lors de laquelle elle devient juge pour la Cour d’appel de la même province, et ce, jusqu’en 1999.

À la Cour d’appel, elle se penche particulièrement sur les événements survenus à la prison des femmes de Kingston lors d’une enquête qu’elle dirige. Dans son rapport publié en 1996, Mme Arbour détaille des recommandations au sujet du traitement des femmes incarcérées.

<h2 class="h2-intertitre">1996 : Passage au Tribunal pénal international pour le Rwanda et pour l’ex-Yougoslavie</h2>
<p>En 1996, c’est un tout autre chapitre qui s’ouvre pour Louise Arbour : elle est nommée procureure générale du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie et du Tribunal pénal international pour le Rwanda.</p>
<p>Elle marque l’histoire en œuvrant pour ces deux tribunaux des Nations unies. D’abord, le Tribunal pénal international pour le Rwanda fut le premier tribunal international à infliger en 1998 une condamnation pour génocide depuis la Convention de 1948.</p>
<p>Puis, le 22 mai 1999, elle accuse de crimes de guerre le président de la Serbie de l’époque, Slobodan Milošević. Comme il fut inculpé, il s’agit de la première inculpation pour crimes de guerre d’un chef d’État européen. M<sup>me</sup> Arbour a également fait reconnaître les violences sexuelles comme crimes contre l’humanité.</p>

<h2 class="h2-intertitre">1999 : Juge à la Cour suprême du Canada</h2>
<p>Si cette dernière accusation est survenue le 22 mai 1999, l’annonce n’est faite que le 27 mai de cette année. Entre-temps, Louise Arbour est toutefois bien occupée : le 26 mai, elle est nommée juge à la Cour suprême du Canada. Elle entre en fonction en septembre de cette année-là pour succéder au juge Peter Cory. Son mandat fut court, prenant fin en 2004 après sa démission.</p>

<h2 class="h2-intertitre">2004 : Retour à l’ONU</h2>
<p>Après son passage au plus haut tribunal du pays, c’est un retour à l’international qui s’impose alors que Louise Arbour accepte le poste de haute-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme. Lors de son mandat, elle formule des critiques visant notamment les conflits menés par les États-Unis.</p>
<p>Elle donne sa démission en 2008 et devient par la suite présidente de l’organisation International Crisis Group de 2009 à 2014. De 2017 à 2018, elle est de retour à l’ONU comme représentante spéciale pour les migrations internationales.</p>

<h2 class="h2-intertitre">2022 : Rapport sur le harcèlement et les inconduites sexuelles dans les FAC</h2>
<p>De 2021 à 2022, Louise Arbour a mené un examen d’un an sur le harcèlement et les inconduites sexuelles au sein des Forces armées canadiennes (FAC). Elle y affirme notamment que les FAC ont été déficientes envers les contrevenants et « encore plus négligentes » envers les victimes.</p>
<p>Dans son rapport, la femme de loi exhorte l’armée à procéder à de profonds changements dans ses structures et façons de faire. Depuis son analyse, les affaires d’inconduites sexuelles dans l’armée ont aussi commencé à être transférées au civil.</p>

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