Affaire Epstein : Keir Starmer reconnaît une « erreur de jugement » dans l’affaire Mandelson

Affaire Epstein : Keir Starmer reconnaît une « erreur de jugement » dans l’affaire Mandelson

Le premier ministre britannique, Keir Starmer, a admis, le 20 avril, devant la Chambre des communes, qu’il « n’aurait pas dû nommer » Peter Mandelson comme ambassadeur aux États-Unis, en raison de ses liens connus avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein. Cette déclaration intervient dans un contexte de crise politique croissante pour son gouvernement.

Dans un discours, Starmer a reconnu que cette nomination était une « erreur de jugement » et a présenté ses excuses aux victimes d’Epstein. Il a également affirmé : « J’assume la responsabilité de cette décision. »

Depuis plusieurs mois, Starmer fait face à des critiques concernant sa décision de nommer Mandelson, qu’il a finalement limogé en septembre dernier pour avoir « menti de manière répétée » sur ses relations avec Epstein, décédé en 2019.

À trois semaines des élections locales prévues le 7 mai, la situation politique de Starmer est de plus en plus précaire. Le journal The Guardian a révélé, le 16 avril, que le ministère des affaires étrangères britannique avait accordé une habilitation de sécurité à Mandelson en janvier 2025, malgré un avis défavorable du service de vérification des antécédents.

Starmer a déclaré ne pas avoir été informé de cet avis avant le 18 avril, affirmant que s’il avait su, il n’aurait pas poursuivi la nomination. Lors d’une séance houleuse au Parlement, il a été accusé de mensonges, ce qui a conduit à l’exclusion de deux députés.

La cheffe du parti conservateur, Kemi Badenoch, a qualifié le récit du gouvernement de « de plus en plus obscur et contradictoire », appelant à une plus grande transparence sur les raisons ayant conduit à la nomination de Mandelson.

En réponse aux révélations, Starmer a limogé le plus haut fonctionnaire des services diplomatiques, Olly Robbins, qui devra s’expliquer devant une commission parlementaire. L’affaire a déjà coûté leur poste à plusieurs membres de l’entourage de Starmer, dont son chef de cabinet.

Cette situation a suscité des appels à la démission de Starmer, notamment de la part des libéraux-démocrates, qui affirment que s’il a induit le Parlement en erreur, il doit partir.

Source : Le Monde avec AFP

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